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- Définition : identité. On appelle identité une règle de substitution
toujours valable. Ainsi la règle :
indique que le membre de gauche peut, en toutes circonstances, être
remplacé par le membre de droite (règle de factorisation). L'échange
des membres de gauche et de droite conduit à la substitution réciproque
(règle de linéarisation).
- Définition : affectation. En informatique, l'écriture
veut
dire que, désormais, la lettre
ne désigne plus une variable abstraite,
mais le nombre
.
- Définition : équation. On appelle équation une situation pour laquelle
on se demande quelles sont les valeurs des lettres qui vérifient une
relation particulière.
- Définition. Résoudre une équation consiste à déterminer toutes
les solutions d'une équation.
- Écriture matricielle. L'objectif est de réécrire une équation affine
à plusieurs variables sous la forme
et de déterminer les
situations où cette équation peut se réécrire en
,
conduisant à une solution et une seule.
- Définition : matrice. On réécrit un système tel que
sous la forme
La matrice d'un système est donc le tableau rectangulaire des coefficients
des inconnues.
- Définition : produit matriciel. Le produit
de deux
matrices (dans cet ordre) est défini lorsque les lignes de
ont la même longueur que les colonnes de
. Cela revient à
dire que le nombre des colonnes de
est égal au nombre des
lignes de
. En pareil cas, un élément du produit est le produit
scalaire d'une ligne de
par une colonne de
.
exo 1. Soient deux matrices,
de taille
et
de taille
. A quelle condition a-t-on
l'existence des deux produits
et
? Et alors, quelle
est la condition supplémentaire pour qu'ils aient mêmes dimensions
?
- Méthode pratique. Il est recommandé de disposer le produit de deux
matrices sous la forme :
- Théorème. Le produit de matrices est associatif : les produits
et
existent en même temps et alors sont égaux.
- Théorème. Si l'on se limite aux matrices carrées d'une taille donnée,
et si l'on définit l'addition case par case, les règles algébriques
usuelles continuent d'être valable, à l'exception du fait que la multiplication
n'est plus commutative.
exo 2. Vérifier que la matrice nulle est neutre pour l'addition.
Quelle est la matrice neutre pour la multiplication ? Quel sens donner
à l'écriture
?
exo 3. Vérifier que
donne la matrice nulle
dans les deux cas suivants :
lorsque
ou lorsque
.
exo 4. Déterminer toutes les matrices de taille
telles que
.
- Définition :
(matrice complémentaire). Pour une matrice carrée
de taille
, on pose :
- Définition : déterminant. Pour une matrice carrée de taille
,
on pose :
- Théorème. Pour toute matrice carrée, on a
exo 5. Vérifier en posant le calcul.
- Théorème. Le déterminant détermine si une matrice est inversible.
- Théorème. Le déterminant du produit de deux matrices carrées est le
produit des déterminants.
exo 6. Vérifier en posant le calcul. Puis retrouver la démonstration
générale...
- Présentation. On considère le système suivant, à trois équations et
trois inconnues :
Si l'on avait
, ce serait un système à deux inconnues :
on peut donc supposer que l'un des coefficients est non nul (dans
ce qui suit, on suppose
).
- Par combinaisons linéaires, on obtient la condition nécessaire :
et, par de nouvelles combinaisons linéaires, à :
- On constate que
se met en facteur, et on trouve :
Ce résultat peut être mémorisé par la règle de Sarrus, et conduit
à
- Théorème (Cramer). La quantité
détermine les systèmes affines ayant une solution et une seule. Celle-ci
est alors égale à
exo 7. Le point clef est que chacun des trois calculs (pour
chacune des indéterminées) conduit au même dénominateur. Vérifier
que tel est bien le cas.
exo 8. Les calculs précédents établissent des conditions nécessaires.
Vérifier qu'elles sont suffisantes.
exo 9. Vérifier que le déterminant d'un produit de matrices
est bien encore le produit des déterminants.
- Définition : cofacteur. Le cofacteur de
est le facteur de
cet élément dans le développement du déterminant de
.
- Définition : mineur. Le déterminant mineur associé à
est
le déterminant plus petit obtenu en supprimant la ligne et la colonne
de
.
- Théorème. Le cofacteur de
est égal au mineur associé, affecté
du signe
ou
selon que l'élément occupe une place paire (
pair) ou une place impaire (
impair).
- Définition : matrice complémentaire. Chaque ligne de la matrice
est formée des cofacteurs associés à une colonne de
.
- Exemple. Soit
. Alors la matrice complémentaire est :
- Théorème. On a
exo 10. Les valeurs diagonales viennent de la définition même. Qu'en
est-il pour les autres éléments ?
exo 11. Calcul d'inverses variés.
- En dimension
, il est facile de vérifier que
Comme le produit scalaire est le produit des longueurs par le cosinus,
le déterminant est le produit des longueurs par le sinus (par continuité,
le signe reste constant et ne dépend que de l'orientation du repère).
- On en déduit que le déterminant mesure la surface du parallélogramme
construit sur les deux vecteurs.
- En dimension
, le déterminant mesure l'hyper-volume construit
sur les
vecteurs.
- Théorème : changement de variable dans une intégrale. Le déterminant
de la matrice jacobienne mesure la façon dont se transforme le volume
élémentaire au dessus duquel on calcule l'intégrale.
- Rappel
. On a :
exo 12. Vérifier que
et comparer avec
.
exo 13. Calculer
par changement de variable.
- Jacobien en polaire. On a les relations :
exo 14. Retrouver la formule du jacobien en coordonnées sphériques.
exo 15. On considère la pyramide définie par
,
,
,
. Vérifier que le changement de variables
,
et
transforme l'intérieur de la pyramide en l'intérieur d'un cube. Utiliser
le jacobien de la transformation pour retrouver le volume de la pyramide.
- Une intégrale de Gauss. L'existence de
est assurée par convergence dominée. Et on obtient :
- Pour commencer, un "vecteur propre" est un vecteur
non nul (ce qui importe, c'est sa direction).
- Rappel. Un espace vectoriel est un ensemble sur lequel le mode d'opération
"naturel" est les combinaisons linéaires.
- Définition : application linéaire. C'est une application d'un espace
vectoriel dans un autre qui est compatible avec les opérations (l'image
d'une somme est la somme des images et, plus généralement, l'image
d'une combinaison linéaire est la combinaison linéaire des images).
- Définition. Si
est une application
linéaire, on dit que le vecteur non nul
est vecteur propre associé
à la valeur propre
lorsque
.
- Définition : équation caractéristique. Il y a équivalence entre "
est vecteur propre" et
et donc équivalence avec
Le nom "caractéristique" vient de ce que cette
équation est indépendante de la base choisie pour écrire les équations.
En effet, on a
et donc
- On sait que les rotations de centre
dans le plan euclidien ont
pour matrice
.
- Leur polynôme caractéristique est :
- Les valeurs propres sont donc
.
Un peu de calcul montre que les vecteurs propres sont
. Il n'est pas inutile de normaliser la matrice de passage qui s'écrit
alors
- Et l'on voit que
est une matrice diagonale, dont
les éléments sont les valeurs propres.
- Il est bien connu qu'un circuit éléctrique comme celui de la FIG. 1
peut être décrit "selon les branches" ou bien "selon
les mailles". La première méthode est plus facile à automatiser
(description composant par composant), tandis que la deuxième nécessite
une identification préalable des "mailles indépendantes".
- Une fois la liste des mailles établies, la mise en équation est aisée,
et conduit à :
La matrice
intervenant dans cette équation (matrice d'impédance)
a pour éléments diagonaux
les résistances de maille (c'est
à dire la somme de toutes les résistances appartenant à la maille
), tandis que les autres éléments
sont les opposés des
résistances de branche (les résistances communes aux mailles
et
).
- Une telle matrice est évidemment symétrique (et donc ses valeurs propres
sont réelles). Comme de plus ces matrices sont à diagonale dominante,
les valeurs propres sont positives.
- Pour l'exemple donné, ... (à traiter en TD !)
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douillet@ensait.fr
2003-03-14