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Subsections
- Définition : espace vectoriel. Dire que l'ensemble
, ou plus précisément
le triplet
, est un espace vectoriel sur
veut dire que :
est une opération
avec les propriétés
usuelles d'associativité :
,
de commutativité :
, l'existence d'un neutre noté
ou
ou même 0 tel que
, existence d'un opposé
pour chaque vecteur avec
.
est une opération
avec les propriétés
usuelles de linéarité
et
,
d'associativité
,
ainsi que
- Définition : distance. Une distance
sur un ensemble
est
une application
ayant les propriétés
suivantes :
- définie positive, i.e. :
et
équivaut à
.
- symétrique, i.e. :
.
- Inégalité triangulaire, i.e. :
exo 93. Vérifier que
et
si
définit une distance sur n'importe quel ensemble.
exo 94. Vérifier que
,
prolongée par
définit une distance sur
.
- Définition : norme. Une norme sur un espace vectoriel
est une
application
vérifiant :
- définie positive, i.e. :
et
équivaut à
.
- lien avec les homothéties, i.e. :
.
- Inégalité triangulaire, i.e. :
exo 95. Dans
, vérifier que
définit une norme.
exo 96. Dans
, vérifier que
définit une norme.
- Théorème. Si
est une norme sur l'espace vectoriel
, alors l'application
définit une distance.
- Définition. Un produit scalaire sur un espace vectoriel
est une
application
ayant les propriétés suivantes :
- distributivité :
- semi-commutativité :
- lien avec les homothéties :
et donc
- positivité stricte :
et
équivaut à
.
exo 97. Vérifier que
définit
un produit scalaire sur l'espace vectoriel réel
.
exo 98. Vérifier que
définit un produit scalaire sur l'espace vectoriel réel
.
exo 99. On se place dans l'espace vectoriel complexe
,
et on note
. Montrer
que
est un produit scalaire.
- Remarque : le terme "produit hermitien" est également
utilisé pour les espaces vectoriels complexes.
- Théorème. On considère l'espace vectoriel
des fonctions continues
à valeurs complexes définies sur un intervalle réel
,
avec
. Alors
définit un produit scalaire sur
à condition que le poids
soit positif sur
et ne s'annule qu'en des points
isolés.
- Théorème. Si
est un produit
scalaire, alors
est une norme, appelée norme quadratique, ou encore "norme
2", ou "norme euclidienne".
- Définition. Dans un espace vectoriel réel, on appelle angle non orienté
de deux vecteurs l'angle (compris entre 0 et
degrés) défini
par
exo 100. Vérifier que ce quotient est effectivement compris entre
et
.
On considère l'espace vectoriel réel
des
fonctions polynomiales de degré deux au plus, et on pose
.
On prendra garde au fait que, pour des polynômes, la numérotation
des vecteurs, de même que celle des lignes et des colonnes des matrices,
commence à 0, de façon à avoir la même valeur pour le numéro et
pour le degré des polynômes. En particulier,
est un espace de dimension
.
- Remarque. La lettre
désigne ici l'application identique
,
et il convient de distinguer entre
et
, car
ce
là est en fait
.
- Décomposition. Un élément
s'écrit
. On pose de même
.
- Matrice de Gramm. Le produit scalaire
se développe en une somme de
termes. On voit mieux ce qui se
passe en l'écrivant sous la forme
dans laquelle la matrice
(matrice de Gramm) est la matrice définie
par
- Objectif. On cherche une base
telle que la matrice
de Gramm correspondante
ait une forme plus simple que
, c'est à dire soit diagonale.
- Méthode de Schmidt. On redresse successivement les vecteurs de la
base initiale. On commence donc par garder le premier vecteur
.
Puis on redresse le deuxième vecteur, en posant
et en choisissant
tel que
.
Comme
,
on obtient
.
- Schmidt, suite. On redresse le troisième vecteur, en posant
et en choisissant
et
tels que
et
. Les calculs se trouvent
facilités en les écrivant
, avec
.
On obtient alors
,
d'où
; de même
,
d'où
.
- Schmidt, bilan. On a obtenu la formule de changement de base :
la matrice de passage
étant triangulaire (et inversible, comme
il se doit pour une matrice de passage). Et la nouvelle matrice de
Gramm vaut :
exo 101. Poser à la fois les intégrales correspondant au calcul
direct des
et les produits
matriciels correspondant à
.
exo 102. Retrouver les formules de changement de coordonnées, et
en déduire la formule
.
- Définition. Lorsque la base
est orthogonale,
les coefficients
de la décomposition du vecteur
en
s'appellent également coefficients de Fourier
du vecteur
.
- Théorème. Le
-ième coefficient de Fourier du vecteur
vaut
On remarquera que ce coefficient est indépendant du choix des autres
vecteurs de la base (tant que cette base reste une base orthogonale).
exo 103. Démontrer cette formule.
exo 104. Appliquer cette formule à l'exemple
et
vérifier que
.
- Théorème (égalité de Parseval). Lorsque
, on obtient
.
exo 105. Vérifier cette formule en calculant
de deux manières différentes.
exo 106. Démontrer cette formule, et faire le lien avec
.
exo 107. Reprendre tous les calculs avec le produit scalaire
.
exo 108. Reprendre tous les calculs avec le produit scalaire
.
exo 109. On applique la formule des coefficients de Fourier au
vecteur
(malgré le fait que
). Vérifier
que l'on trouve
,
et
.
La présente section consiste à trouver la signification de ces coefficients.
- Définition : somme directe. On dit que deux sous-espaces
et
d'un espace
sont en somme directe lorsque
et que, en même temps,
.
On note en pareil cas
.
- Définition : décomposition. Lorsque
, tout vecteur
peut s'écrire
avec
, et
cette décomposition est unique.
- Définition : projecteurs. Lorsque
, les applications
s'appellent
les projecteurs associés à la décomposition en somme directe.
- Caractérisation. Une application
est
un projecteur si et seulement si
est linéaire et vérifie
.
Le projecteur associé est alors
.
- Proposition. La somme de deux projecteurs
et
est encore
un projecteur si et seulement si
exo 110. Vérifier ce résultat pour des projecteurs associés.
exo 111. Démontrer ce résultat dans le cas général.
- Projecteur orthogonal selon un vecteur non nul. Pour
non nul
fixé, l'application
est une projection sur
, et de plus
.
- Théorème : projecteur orthogonal sur un sous espace. Lorsque les vecteurs
sont non nuls et orthogonaux deux à deux, c'est à dire forment
une base orthogonale de
,
l'application
est une projection sur
, et de plus
.
exo 112. Vérifier ces orthogonalités sur l'exemple choisi, i.e.
,
puis
et
.
- Théorème (inégalité de Bessel). Lorsque l'on supprime l'hypothèse
, l'égalité de Parseval doit être remplacée par
.
Cette relation combine l'égalité de Parseval pour
avec l'inégalité
.
exo 113. Appliquer cette formule à l'exemple choisi (on trouve
).
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douillet@ensait.fr
2003-03-14