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Ensait - E1 - Variable Complexe
Date: Corrigé du DS du 24/05/2002 - durée 2h00
On considère l'équation
l'inconnue
étant
et
étant un paramètre.
- Déterminer
pour que
soit racine.
Quelle est alors l'autre racine ?
- On reporte la valeur voulue. D'où
,
soit
et
.
- L'autre racine est
.
- Déterminer
pour que l'équation ait une racine double.
Quelle est alors cette racine ?
- Le discriminant de l'équation est
.
La condition pour avoir une racine double est donc
.
- On détermine une racine carrée de
par la formule 1.5.3
du cours :
et on obtient :
ou
.
- Et alors
.
- Résoudre pour
.
- On trouve
qui a pour racines carrées
.
- Et donc
et
sont les racines cherchées.
Pour chaque question, une représentation graphique est EXIGÉE.
On considère l'homographie
définie par
.
- Déterminer les points fixes de
.
- On résout
soit
. Les points
fixes sont donc
et
.
- On pose
. Calculer les images successives de
par
, c'est à dire les points définis par la récurrence
.
- En se contentant de faire les calculs, on trouve successivement
.
- On voit donc que la suite est périodique, de période 6.
- La méthode donnée en cours, consiste à utiliser
définie
par
et à calculer
. Il vient :
On a donc
- Le multiplicateur
étant de module
, il n'y a pas
convergence. Et comme
,
il y a périodicité d'ordre 6.
- Examiner si les points
sont cocycliques
(ne pas se contenter de se faire une opinion en regardant le dessin...).
- Pour commencer, on fait un dessin, et on voit que les points sont
cocycliques.
- Preuve rapide et conceptuelle : les points
sont
cocycliques sur un cercle de centre
puisque
.
La cocyclicité est conservée par
qui est une homographie.
- Autre méthode de preuve : on calcule le birapport des quatre premiers
points. Il est réel (on trouve
). Par homographie, on voit
que
appartient au cycle déterminé par
.
Etc.
- Autre méthode de preuve : on voit bien qu'un diamètre du cercle est
. Son équation est donc
...
qui est visiblement vérifiée par les
points.
- On appelle
le cycle
.
Déterminer ses images successives par l'application
.
- Le cycle
est
la droite contenant
,
,
et
.
- Sa première image est le cycle
déterminé
par les points
,
,
et
.
- Sa deuxième image est le cycle
déterminé
par les points
,
,
et
.
- A partir de là, le processus est périodique (période 3).
- On voit sur le dessin que ces cercles sont centrés respectivement
sur
et
et que leurs équations sont
et
. On peut aussi calculer ces équations
par un déterminant portant sur
.
- On appelle involution une homographie
telle que
soit l'application identique. Déterminer une condition nécessaire
et suffisante sur
pour que
soit une involution.
- On pose les calculs et l'on trouve que
.
La condition
équivaut
donc au système des trois équations
,
,
et à
la condition
.
- Il y a donc deux cas à distinguer. Si l'on suppose
,
il vient
,
et
, autrement dit
est l'application identique.
- Les "vraies" involutions sont donc caractérisées
par
. La condition
est automatiquement
vérifiée car alors
.
- Calculer
(poser les calculs) et conclure.
et donc :

qui est visiblement
une involution. On en conclut

pour
tout

.
On rappelle que
,
ce qui revient à dire que la série génératrice associée à la suite
est la fonction
.
Il en est ainsi parce que
lorsque
. On remarquera que la convergence
de la série (à gauche) cesse lorsque le cercle
passe par le premier ennui rencontré (ici, un pôle). Par intégration,
on aboutit à la formule voulue.
- Déterminer la série génératrice
associée à la suite
.
- Les formules de décalage donnent
.
- Par calcul direct,
.
- En déduire la série génératrice
associée à la suite
.
- On sait que
(décomposition en éléments simples).
- On a donc
- Dériver l'expression obtenue pour
.
Que remarque-t-on ?
- On trouve
.
- Ce résultat est un cas particulier de la formule générale
.
- Utiliser les résultats obtenus pour calculer
- On voit qu'il s'agit d'isoler les termes pairs. On calcule donc
,
ce qui donne
qui peut se réécrire en
.
- La série génératrice voulue s'obtient en remplaçant
par
dans la formule ci-dessus... ce qui ne simplifie pas les expressions.
On se place dans un espace vectoriel réel
de dimension
4. Une base
est choisie, et
on écrit les vecteurs de
sous la forme
(de façon à éviter les flèches sur les
et les indices
sur les coordonnées).
- Montrer que la matrice :
est la matrice de Gramm d'un produit scalaire (compléter les carrés).
- On a
.
- Qui se réécrit en
,
expression qui est visiblement définie positive.
- Utiliser la méthode de Gramm-Schmidt pour déterminer une base
orthogonale
relativement à ce produit scalaire.
- La méthode de Schmidt consiste à partir de la base des
pour redresser ces vecteurs les uns après les autres. On a donc
.
Et on remarque que
.
- On cherche
sous la forme
,
avec
choisi pour que
.
Il vient
.
On en conclut que
. Et on remarque
que
.
- On cherche
sous la forme
,
avec
choisis pour que
.
Il vient
et
.
On en conclut que
.
Et on remarque que
.
- De même, on trouve
.
- Cet algorithme peut être résumé en posant
. On a alors
et
- Décomposer le vecteur
sur la base
. Calculer le carré scalaire
de
en utilisant
, puis en utilisant sa décomposition
sur la deuxième base (il est clair que l'on "doit"
trouver la même chose : la question consiste à le vérifier effectivement...)
- On trouve aisément que
. On remarquera le lien entre cette matrice et l'algorithme de Gauss
de la question 1...
- On a donc
et
ici
.
- Le carré scalaire de
s'obtient par
.
- Il s'obtient aussi par
...
qui donne évidemment le même résultat.
- Déterminer la projection orthogonale de
sur
.
Même question avec la projection sur
.
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douillet@ensait.fr
2002-05-28