[RO Bedek-Grillee-Pleyber]
Emilie PLEYBER
Sophie GRILLEE
Gauthier BEDEK
SUJET: Optimisation des temps de garnissage et
dégarnissage lors de l'ourdissage
Pour cette étude nous nous
intéresserons aux problèmes concernant le garnissage dégarnissage. En effet,
l'entreprise dans laquelle se déroule l'étude doit résoudre des problèmes de
délais, car travaillant à façon elle doit jongler entre les fournisseurs et les
clients pour pouvoir honorer ses commandes. C'est pourquoi nous avons décidé
d'observer cette société et de nous intéresser à un problème plus simple et
concret qu'est l'encantrage, étape importante de l'ourdissage, et étape assez
contraignante en temps, ce que nous verrons dans notre étude.
PLAN DE L'ETUDE:
1- Présentation de
l'entreprise
1-1 Ourdissage
1-2 Fonctionnement
actuel
2- Description du problème
3- Etude d'un
sous-problème
4- Résultats et observations
4-1
Etude comparative de différentes organisations de l'atelier d'encantrage
4-2
Mise en évidence des principaux points influençant la productivité
4-3
Solutions envisageables
1- PRESENTATION DE L'ENTREPRISE
Pour des soucis de
confidentialité, le nom de la sociéte ne sera pas divulgué.
La société sur
laquelle nous avons fait notre étude est une société européenne spécialisée dans l'ourdissage textile. Son effectif est d'environ 30 personnes travaillant en 3X8.
1-1 OURDISSAGE
1-2 FONCTIONNEMENT ACTUEL
Actuellement l'entreprise
fonctionne de la façon décrite ci-dessous, plusieurs services entrent en jeu:
- Commandes clients : Service communication-achat
- Regroupement des
quantités par articles, Nombre de fils chaines, délais : Service Planning-
Logistique
- Stock et ré-alimentation fil : Service Logistique
-
Encantrage : Atelier
- Ourdissage : Atelier
- Stock : Service Logistique
- Expédition : Service communication-achat
D'une façon plus générale, la
société travaille de la manière suivante:

2- DESCRIPTION DU PROBLEME
Suite à notre visite dans la société nous avons decidé en accord avec le
directeur de nous intéresser aux garnissages des cops ou bobines, de regarder le
rendement horaire des garnisseurs.
Ainsi, il a été décidé de s'intéresser aux
optimisations temps, techniques, gestes et postures afin de mieux cerner les
contraintes qui concernent l'opération de garnissage et dégarnissage des
cantres.
Le but de cette étude sera de dégager les principaux points
influençants la productivité, et de voir la faisabilité des solutions qui s'en
dégagent, telle que la mise en place d'outillages comme les chariots,ou les
dévidoirs, envisagés afin de pouvoir éviter le lot de contraintes actuelles.
Afin d'envisager des solutions, il est important de comparerl'organisation
actuelle, fonction de la longueur des chaines , des proportions exactes, et se
concentrer d'avantage sur les moyens matériels (chariot élévateur ...) utilisés
pour l'encantrage afin de faciliter les gestes et postures des opérateurs.
Le problème se portera nottament sur la disposition des cartons, le matériel
utilisé (monte-charge, escabeau ...), et voir s'il est possible de les
simplifier. De plus il faudra décomposer les tâches au niveau de l'encantrage
ourdissage.
Il sera intéressant dans un premier temps de contacter les
entreprises utilisant ce genre de matériels, afin de se rendre compte des coûts
d'achat et de mise en oeuvre, et d'envisager de faire une demande de devis
auprès d'entreprises spécialisées dans ces machines.
La conclusion abordera
la réorganisation éventuelle de l'atelier particulièrement du poste
d'encantrage.
3- ETUDE D'UN SOUS-PROBLEME
Nous nous
intéresserons principalement à la mise en avant des principaux points
influençant la productivité, en faisant une étude comparative de différents
modèles d'organisation des ateliers d'encantrages, essentiellement selon le
matériel utilisé( chariots mobiles, escabeau, 'brouette',...), des contraintes de
places (hauteur des cantres, capacités maximum,...),..., et nous dégagerons
certaines solutions soient à court terme, ou à long terme. Il faut préciser que
les solutions envisageables ne sont pas vérifiées en pratique, et restent à être
testées en conditions réélles.
4- RESULTATS ET OBSERVATIONS
4-1 ETUDE COMPARATIVE
Pour cette étude nous nous sommes
intéressés à des cantres à la défilée (cantre où la bobine est statique par
rapport au fil qui se dévide). Les paramétres que nous étudierons seront le
poids des bobines ou cops, le rendement par heure, le temps total avant la mise
en production de l'ourdissage.
Nous nous intéresserons à deux autres
modèles.(Modèle 1, 2, et 3)
Présentation de notre modèle (Modèle
1):
Le tableau suivant présente les principaux paramètres dont nous avons
besoin:

Paramètres à prendre en compte:
*Poids des bobines de 2,5 à 10 kgs
*Cantres d'une hauteur supérieure à
1,7 mètres.
Présentation du modèle 2

Paramètres à prendre en compte:
*Poids des bobines n'excédant pas 3kgs
*Utilisation d'un chariot
('brouette'), et de marches pieds (sachant que le chariot ne se déplace pas en
hauteur)
*Cantres d'une hauteur maxi. de 1,7 mètres.
*Capacité max. du
cantre de 356 bobines
Présentation du modèle 3

Paramètres à prendre en compte:
*Poids des bobines n'excédant pas 3kgs
*Utilisation de chariots mobiles
(idem modèle 2)
*Cantres d'une hauteur maxi.de 1,7 mètres.
4-2 PRINCIPAUX PARAMETRES INFLUENCANT LA PRODUCTIVITE

On observe que le poids des bobines est un
paramètre important de la productivité.
Sachant que les différences majeures
concernent la hauteur des cantres, du support utilisé (cops, bobines ...), ainsi
que le matériel mis à la disposition des ouvriers, il est facile d'envisager de
réaliser des études sur la possibilité d'employer d'une part des machines
permettant d'améliorer la manipulation des bobines dès l'arrivée du carton
jusqu'au nouage (étape prédominante en temps sur l'ensemble nouage, passage dans
le peigne, mise sur l'ensouple), et d'autre part d'envisager des procédures en
fonction de la capacité du chariot, de la hauteur du cantre (sachant que les
modèles de comparaisons n'excèdent pas 1.7 mètres) et de la commande à réaliser.
En effet, il serait intéressant de voir la répartition des bobines, soit par
un étalement dans le sens vertical, ou dans le sens horizontal (dans le cas où
l'on n'utilise pas toute la capacité du cantre).
4-3 SOLUTIONS ENVISAGEABLES
Outre les solutions envisageables
émises précedemment, on peut utiliser la solution du dévidoir, afin de limiter
en poids la charge des bobines (bien qu'aucunes entreprises contactées
actuellement n'utilisent ce système). Une solution serait d'utiliser un bras
articulé sur rail avec dispositif de prise de la bobine de fil par le diamètre
intérieur, prise en position verticale, rotation de la bobine, dépose sur
cantre. Ce système peut être doté d'une traine sur mesure (selon les demandes de
devis des clients)permettant de transporter une capacité importante de bobines.
Ce système est intéressant car simple et peu encombrant(car le problème de place
est omniprésent dans les ateliers de production).
Lors de notre enquête
auprès de plusieurs entreprises d'ourdissage, nous leur avons demandé quel
serait pour eux l'atelier modèle. Le résultat est que tous sont unanimes sur le
fait que l'utilisation d'un robot pour remplacer les gestes manuels serait
l'idéal, mais non réaliseable (car trop de paramètres), et trop coûteux.