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Devoir 01
corrigé
- Soient
avec
et
. Existence, unicité,
détermination de la similitude
telle que
et
.
- Si
existe, alors
existe. Si
est unique, alors
est unique. Ne pas y passer 3 pages.
- Supposons l'existence de
. On a alors
et
. On en déduit
(division possible, car
et
car
), puis
.
Démontrant l'unicité (si existence).
- Il suffit alors de tester ces valeurs pour montrer l'existence, et
donc l'unicité.
- En déduire que la quantité
caractérise les triangles qui sont (directement) semblables à un triangle
donné
. Interprétation
géométrique ?
- ``Caractérisation'' veut dire ``équivalence'': il faut une
démonstration dans chaque sens.
- On suppose la similitude des triangles
et
. Alors
et
. Comme
,
les quantités
et
ont la même existence, et on a
.
- Si
ne sont pas définis, on a
et
,
et il existe une similitude telle que
et
. Si on suppose
, on a alors
et
. La question précédente
montre l'existence de
telle que
et
. On reporte et l'on vérifie
que l'on a aussi
.
- La quantité
exprime le premier cas de similitude de deux
triangles : un angle homologue égal, compris entre deux côtés homologues
proportionnels.
- Remarque 1 : la donnée d'un triangle met en jeu 6 paramètres réels,
la condition d'existence de
en utilise 2, tandis que
la donnée de
en utilise 4.
- Remarque 2 : les valeurs
,
,
correspondent aux ``triangles'' avec deux points confondus : il
faut donc exclure ces valeurs du cas général.
- En déduire que
équilatéral
équivaut à
.
- Un triangle équilatéral réduit à un point vérifie la relation. Sinon,
il est semblable à
ou bien à
, triangles caractérisés respectivement
par
et par
.
On a donc
et donc
,
ou bien
. Le produit est donc nul.
- Réciproquement, supposons
. On montre aisément que le cas
particulier
, conduit à
et le triangle est équilatéral. Dans le cas général (
),
l'un des deux facteurs est nul et l'on a
avec
ou bien avec
. Et l'on conclut avec
la relation précédente.
- Soit le triangle
. On construit
tel que
les triangles
,
et
soient semblables entre
eux. Montrer que
et
ont même centre de gravité.
- D'après la question 2, on a :
,
et
.
En sommant membre à membre, on obtient
.
Le cas particulier
mis à part (c'est à dire
)
on obtient bien l'égalité des centres de gravité.
- On suppose
équilatéral. Montrer que tous les triangles
sont équilatéraux.
- On a
d'où
et
.
- On en déduit que ``
équilatéral non réduit à un point''
implique ``tous les triangles
sont équilatéraux''.
- On suppose
non équilatéral. Montrer qu'un seul triangle
est semblable à
. Combien obtient-on de triangles
équilatéraux parmi les triangles
?
- Pour avoir
et
semblables, il faut avoir
.
Or
et
.
D'où
.
On aboutit à
.
Or le premier facteur n'est autre que
.
La seule solution possible est donc
.
- Or il est évident que
convient (triangle des milieux des
côtés).
- La formule Q5 montre que les hypothèses ``
non équilatéral
et sans points confondus'' et ``
équilatéral''
impliquent
ou bien
, autrement dit des triangles
isocèles avec un angle de 120
, tous trois situés à l'extérieur
du triangle initial, ou bien tous trois recoupant le triangle initial
On pose
, avec
(aucune autre propriété n'est supposée sur
l'objet
).
- On suppose
et
.
L'application
définie par
et sinon
est appelée similitude. Montrer que
est une bijection. Donner
sa réciproque.
- Si
alors
et si
alors
, d'où
et, à nouveau,
. Ce qui établit l'injectivité.
- Il est clair que
possède un antécédent. Soit
alors
. L'équation
possède une solution en
, à savoir
et
possède encore un antécédent. Ce qui établit la surjectivité.
- On suppose
avec
et
. L'application
définie par
,
et sinon
est appelée
homographie non dégénérée. Montrer que
est une bijection
et donner son application réciproque.
- Posons
et
.
La situation
et
est impossible. En effet
vaut
qui n'est
jamais nul. On voit que
induit une application
.
- Soient
. Alors
n'est jamais nul, et
est injective.
- Soit
. Alors l'équation
admet pour solution
(le
dénominateur ne pouvant s'annuler) et
est surjective.
- En recollant les morceaux, on voit que
elle même est une
bijection. Mieux encore,
est une homographie, avec
- On appelle homographie une application qui est soit du type
(1) soit du type (2). Montrer la composée de deux homographies est
encore une homographie. Donner la formule correspondant à
avec
et
.
- Soit
. Posons
et
. Le calcul élémentaire de
à partir de
conduit à
,
qui peut donc se réécrire
avec
,
,
et
.
- La propriété
est une conséquence de
.
- Montrons que la propriété
continue à se vérifier pour les trois cas particuliers (deux pour
et deux pour
).
donne
et donc
.
Qui est effectivement égal à
donne
et donc
.
Qui coïncide avec
qui conduit à
est associé avec
- Il reste à montrer que les formules (a) s'appliquent également aux
similitudes.
- A quelle condition
est-elle involutive, c'est-à-dire vérifie
?
- Pour une similitude, il faut
, soit
, pour tout
.
Les seuls cas possibles sont donc
(application identique)
ou bien
, avec
quelconque (symétrie centrale).
- Pour une homographie avec
, il est nécessaire que
,
imposant la relation
.
- Les réciproques sont immédiates. On a donc deux cas en tout : l'application
identique, et les homographies qui vérifient
.
- Montrer qu'une homographie différente de l'identité possède
soit un soit deux points fixes, c'est à dire que l'équation
possède soit une, soit deux solutions.
- Pour une similitude,
est fixe. Il existe un autre point
fixe lorsque
possède des solutions, c'est à dire
pour
(les translations).
- Pour une homographie avec
, aucun des cas particuliers
ne peut être fixe. Il suffit donc de résoudre
,
soit
qui est du second degré.
- On suppose que
possède deux points fixes
et
(avec
). On pose
.
Que vaut
? Quels sont ses
points fixes ?
- On peut utiliser (3.a). On peut aussi calculer
.
Avec (2.b) il vient
.
D'où
.
- On voit donc que
est une similitude de centre
(le multiplicateur est différent de
). Ses points fixes sont
et
.
- On suppose que
ne possède qu'un seul point fixe
.
On pose
. Que vaut
? Quels sont ses points fixes ?
- On a
.
L'équation
ayant une racine
double, on a
soit
,
ainsi que
. On en déduit
.
Cette expression étant une constante, on voit que
est
une translation.
- L'unique point fixe de
est
.
- On appelle cycle soit un cercle soit une droite complétée par
le point
. Montrer qu'un point
appartient
au cycle déterminé par trois points distincts
si et seulement si
.
- On remarque que
correspond à
, tandis
que
correspond à
, et
correspond à
. On exclut ces valeurs de ce qui suit.
- Si
sont alignés, la relation
est vérifiée par
. Pour
la relation se simplifie en
.
Ce qui caractérise bien la droite complétée
.
- Si les trois points ne sont pas alignés, ils déterminent un cercle.
Son équation
peut se réécrire
en
en posant
et
. Le rayon est
alors déterminé par
.
- Si l'on suppose
sur le cercle, on a
pour
. D'où
et la quantité
est sa propre conjuguée : c'est donc un
réel.
- Si l'on suppose
réel, on choisit
tel que
.
On écrit que
est nul. En factorisant,
il vient
tous les autres facteurs étant
non nuls. Et donc
vérifie l'équation du cercle.
- Soit
une homographie. On pose
,
etc. Montrer que
.
En déduire que l'image d'un cycle par une homographie est encore un
cycle.
- La formule voulue découle de (2.b). L'inclusion vient en appliquant
(8) et le fait que l'on obtienne tout le cycle vient de l'homographie
réciproque.
- Exemple : images successives du cercle trigonométrique par l'homographie
.

.
- En faisant les calculs, on constate que
pour tout
: périodicité..
- D'après (9) il suffit de suivre l'évolution de trois points caractéristiques.
Ainsi:
,
,
,
,
,
.
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2002-03-27