Devoir 02 (ds 01)
corrigé
``Si un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé,
il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons
des initiatives qu'il est amené à prendre `` (concours Mines-Ponts).
1 Une transformation ponctuelle
On considère l'application f : C ® C : z® f( z) = | z| 2+([`z]) 2
- Expliciter f( x+i y) pour x, y Î R.
Calculer f( exp( i k[(p)/3]) ) pour
k Î [ 0 .. 5] .
- On a i2=-1 et donc ( -i y) 2=-y2 , conduisant
à f( x+i y) = 2x2-2i x y .
- On repart de la définition, afin de tester (a). Il vient f( +1) = f( -1) = 2 ,
f( exp( i[(p)/3]) ) = f( exp( i[(4p)/3]) ) = 1+j2=-j
et f( exp( i[(2p)/3]) ) = f( exp( i[(5p)/3]) ) = 1+( j2) 2=-j2 .
- Condition sur z1, z2 pour que f( z1) = f( z2) .
- En identifiant parties réelles et imaginaires, on trouve 2x12=2x22
et 2x1y1=2x2y2 .
- On a donc x1=x2 ou x1=-x2 .
- Si x1=x2=0 la deuxième équation est toujours vérifiée. Autrement
dit, tous les imaginaires ( z Î i R) ont la même image, à savoir
0 . Ce sont les seuls.
- Dans les autres cas (i.e. f( z) ¹ 0 ), toute image possède
exactement deux antécédents (qui sont opposés).
- Quelle est l'image par f du cercle trigonométrique ?
- Calcul immédiat : f( exp( i a) ) = 1+exp( -2i a) .
- On en déduit que l'image de U est le cercle de centre w = 1
et de rayon 1 (on obtient tout le cercle car l'exponentielle
imaginaire est surjective i R ® U
Figure 1: Description polaire du plan et son image par la transformation.
- Quels sont les z Î C tels que ( f( z) -1) 2=1
?
- Cette équation équivaut à f( z) = 0 ou f( z) = 2 .
Dans le premier cas, tous les imaginaires conviennent. Dans le second, on retrouve
z=+1 et z=-1 .
2 Cercle de Nyquist
Les nombres a, b, c, d sont des réels donnés, x est
un réel variable. On considère le complexe z=[(a+i b x)/(c+i d x)]
et M son image dans le plan rapporté à un repère orthonormé.
- Déterminer l'image A de z quand x=0 . On appelle B
le point d'abscisse [b/d] (il correspond à l'image de z
quand x® ¥).
- On a f( 0) = [a/c] . On voit que les conditions c ¹ 0
et d ¹ 0 sont sous-entendues.
- Calculer z = z-[1/2]( [a/c]+[b/d]) .
Déterminer le module de | z| . En déduire le lieu de
M lorsque x parcourt R.
- On a f( x) -f( 0) = -i x[(( a d-b c) )/(( i d x+c) c)]
et f( x) -f( ¥) = [(( a d-b c) )/(( i d x+c) d)] .
Prenant la moyenne des deux, il vient z = [(a d-b c)/2c d] [(-i d x+c)/(+i d x+c)] .
- Il est clair que le deuxième facteur est de module 1 . On a donc | z| = | [(a d-b c)/2c d]| ,
et les z sont sur un cercle de centre [1/2]( f( 0) +f( ¥) ) .
- Il devrait être clair que f( ¥) ne sera pas atteint
si l'on impose x Î R ! Et de fait, on obtient tout le cercle ayant
[ f( 0) ; f( ¥) ] pour diamètre,
à l'exception d'un point.
| f( x) = [(-1+6 i x)/(1+2 i x)] | |
3 Construction de l'inverse d'un complexe
Dans ce qui suit, z désigne un complexe non réel (autrement dit
z Î C\R) et l'on cherche à déterminer son inverse par
des moyens géométriques..
- Montrer que les points ayant pour affixes les nombres 1, -1, z, -1/[`z]
appartiennent à un même cercle.
- Le point d appartient au cycle (droite ou cercle) déterminé par a, b, c
si et seulement si [(( c-b) ( d-a) )/(( c-a) ( d-b) )] Î RÈ{ ¥}
(le cas ¥ correspondant à d=b ).
- Le `` - '' de -1/[`z] avait traîtreusement disparu. La
condition 1, -1, z, +1/[`z] conduit à [(( z+1) ( 1-[`z]) )/(( z-1) ( 1+[`z]) )] Î R
qui se résout en z Î U !
- Par contre, 1, -1, z, -1/[`z] cocycliques conduit
à [(( z+1) ( 1+[`z]) )/(( z-1) ([`z]-1) )] Î R
qui est une évidence (chaque étage est réel !). Le nombre 1/z est aussi
sur ce cercle.
- Indiquer comment déterminer ce cercle. En déduire une construction géométrique
de l'inverse du nombre z .
- Il faut partir des trois points connus, et tracer deux médiatrices. Celle de
[ +1, -1] est toute tracée. Il suffit de tracer celle de
[ 1, z] . Leur intersection donne le centre du cercle (et
elles se coupent effectivement, parce que z Ï R).
- L'argument de -1/[`z] est déphasé d'un demi-tour par rapport
à celui de z , autrement dit les points z, 0, -1/[`z]
sont alignés : l'intersection de la droite et du cercle donne -1/[`z] .
- Le nombre 1/z est alors le symétrique de -1/[`z] par rapport
à l'axe vertical.
4 Formules de Dirichlet et de Féjer
- Redonner les étapes du calcul de Dn( t) = åk=-nk=+ncos( k t) .
- Exercice déjà corrigé ! On passe aux exponentielles et on remarque que Dn( t) = åk=-nk=+nexp( i k t)
(les sin s'éliminent pour des raisons de parité).
- Il convient de séparer le cas exp( i t) = 1 qui conduit
immédiatement à la valeur 2n+1 .
- On applique la formule des suites géométriques, obtenant Dn=[(exp( i( n+1) t) -exp( -i n t) )/(exp( i t) -exp( 0) )] .
Que l'on transforme en Dn=[(exp( i( n+1/2) t) -exp( -i( n+1/2) t) )/(exp( i t/2) -exp( -i t/2) )] .
Finalement :
|
Dn( t) = |
k=+n å
k=-n
|
cos( k t) = |
|
|
|
- Que vaut alors Fn( t) = åk=0k=n-1Dk( t)
?
- Un calcul analogue conduit à :
5 Différence symétrique de deux ensembles
Soit E un ensemble donné une fois pour toutes. Pour A, B Î P( E )
on définit la ``différence symétrique'' de ces deux ensembles par A D B=( AÈB) \( AÇB) .
- Donner la fonction caractéristique cA D B de A D B
à partir des fonctions caractéristiques cA et cB
des ensembles A et B .
- Lorsque F et G sont quelconques, il n'y a pas égalité entre cF\G
et cF-cG . Une démonstration précise est donc nécessaire.
- Soit x un élément générique de E . Posons a=cA( x)
et b=cB( x) . Alors x Î A D B
veut dire ( x Î ( AÈB) ) et ( x Ï AÇB) .
On a donc cA D B( x) = ( a+b-a b) ( 1-a b) .
Comme a b( 1-a b) est nul, il vient cA D B( x) = a+b-2 a b .
- Montrer que ( P( E ) , D) est un groupe commutatif.
On apportera un soin particulier à la démonstration de l'associativité.
- Le caractère interne et la commutativité sont évidents.
- On voit aisément que Æ D A=A D Æ = A
et que A D A=Æ pour tout ensemble A .
- Il reste l'associativité. Posons a=cA( x) . Alors cA D( B D C) ( x) = a+( 1-2 a) cB D C .
Il vient a+( 1-2 a) ( b+c-2 b c) conduisant
à a+b+c-2( a b+b c+c a) +4 a b c . Or cette formule
ne dépend en aucune façon de l'ordre adopté pour les lettres. On a donc A D( B D C) = C D( A D B) .
La commutativité permet de conclure. Retenons :
|
cA D( B D C) ( x) = ( a+b+c) -2( a b+b c+c a) +4 a b c |
|
- Examiner une éventuelle distributivité de È ou de Ç
sur D.
- Testons si AÈ( B D C) = ( AÈB) D ( AÈC) .
Si l'on prend A=E , le membre de gauche vaut E , tandis que le membre
de droite vaut E D E=Æ. Donc non.
- Calculons si AÇ( B D C) = ( AÇB) D ( AÇC) .
Il vient a( b+c-2 b c) = a b+a c-2 a c×a c
qui est une identité (rappel : c2=c ). Donc oui.
- En supposant A, B, C finis, déterminer Card( A D B D C)
à partir des cardinaux des ensembles A, B, C et de leurs intersections.
- La formule Card( X) = åx Î XcX( x)
et la question 2 donnent directement :
|
|
|
| |
|
|
-2( Card AÇB+Card BÇC+Card CÇA) |
| |
|
|
|
Les éléments figurant dans un seul ensemble sont comptés une fois, ceux figurant
dans deux des ensembles sont comptés 1+1-2 fois (c'est à dire ne sont
pas comptés) et ceux figurant dans les 3 ensembles sont comptés ( 1+1+1) -2( 1+1+1) +4( 1) = 1
fois.
- Caractériser simplement les éléments de A1 D A2 .. D An
lorsqu'il y a un nombre quelconque d'ensembles, et non plus trois seulement.
- Il s'agit des éléments figurant dans un nombre impair d'ensembles
Aj .
- Par conséquent, la notion de différence symétrique ne peut être étendue à une
famille infinie de parties (comportement différent de celui de l'union et de
l'intersection).
File translated from
TEX
by
TTH,
version 2.92.
On 19 Apr 2001, 14:21.