Devoir 07 (ds 03)
corrigé
- Soient
le segment
avec
et
une fonction
. On suppose
trois
fois dérivable sur
. Montrer
.
On pourra considérer une fonction
.
- Cet exercice avait déjà été traité : on pose
,
et on écrit que
avec
, puis que
avec
(Taylor Lagrange avec reste du 3ème
ordre). On a donc
.
Comme
est une dérivée, cette fonction possède la
propriété des valeurs intermédiaires, et il existe
tel que
.
- Pour ce qui est de la méthode proposée par le sujet, on commence par remarquer
que la fonction
est définie sur l'intervalle
,
et que
est de Rolle sur cet intervalle.
- On calcule ensuite
et
.
On voit donc que
.
- On définit
par
. On en déduit l'existence
d'un
tel que
.
On a alors
,
et la formule des accroissements finis nous montre que
pour un certain
.
Soit
l'ensemble des fonctions
vérifiant
et admettant une fonction dérivée positive,
continue et strictement croissante sur
. Soit
.
- Quels sont les différents comportements possibles de
lorsque
?
Par limite monotone,
existe dans
et vaut soit
, soit un
.
- Montrer que
.
Par Taylor-Lagrange,
,
puisque
.
- En déduire que
est strictement
croissante sur
.
On calcule la dérivée et on applique 2.1.2.
- Montrer que
.
On pourra s'intéresser à
.
Par Taylor-Lagrange, on a
car
et
.
- Montrer qu'il y a équivalence entre
et
.
Posant
, on a donc
et
: il y a
contrôle mutuel des deux fonctions.
Soit
l'ensemble des
telles
que
et
. Désormais,
.
- Pour
, on définit la fonction
par
. Montrer
qu'il existe un et un seul
tel que
.
On définit les fonctions
et
par
et
et on se propose
de les étudier.
- Pour
et
, on a
puisque
est strictement décroissante. On a donc
,
valeur atteinte une seule fois en
.
- Soit maintenant
. Avec Q2.1.5, on peut prolonger
en
une fonction continue sur
en posant
.
La borne sup
est donc atteinte. Comme
,
on voit que
et
.
Par conséquent, la borne sup n'est pas atteinte aux bornes de l'intervalle
,
mais en un ou plusieurs points intérieurs. Ces points sont alors déterminés
par la condition
, c'est à dire par
.
- Comme
est continue et strictement croissante, elle réalise une bijection
:
en est l'application réciproque, montrant l'existence et l'unicité
de
.
- Montrer que
est continue, strictement croissante, que
et que
lorsque
.
Théorème de la bijection bicontinue bimonotone entre intervalles.
- Désormais
et
est un réel tel que
.
Établir l'existence d'un réel
compris entre
et
tel que
.
En déduire que
avec
.
- La relation
n'est autre que la relation des accroissements finis appliquée à la fonction
. On a
avec
.
Comme
, on a
.
- On en déduit
d'où
avec
, i.e.
.
- Montrer que
est dérivable sur
et que
.
La formule précédente n'est autre que Taylor-Young à l'ordre 1 : le reste peut
en effet s'écrire
et le deuxième
facteur tend vers
avec
par continuité de
.
- Montrer que
est dérivable en
et préciser
.
- On a
,
prouvant la continuité de
en
. Comme
existe (
est continue en
), on peut appliquer le théorème
de prolongement de la dérivée d'une fonction de Rolle. Et l'on a
.
- On remarquera que le calcul
suppose abusivement que
est deux fois dérivable.
- Montrer que
et
sont des fonctions
réciproques l'une de l'autre. En déduire
et
.
- Les questions Q2.2.4 et Q2.2.5 montrent que
et
sont des fonctions réciproques l'une de l'autre, tandis que Q2.2.1 montre
et Q2.2.2 montre les autres propriétés nécessaires pour que
.
- La relation
vient de ce que ces deux fonctions
ont même dérivée sur
et même valeur en
.
- Lemme : soit
croissante
et telle que
.
Montrer que
.
- Comme
est croissante, l'hypothèse
implique
et donc
, tandis que l'hypothèse contraire
implique
et donc à nouveau
.
- La relation
seule donne seulement
bijective. Parmi les solutions possibles
:
.
- On cherche les fonctions
telles que
. Commencer
par examiner ce que l'on peut dire de
.
Il faut donc que
et donc
.
Pour
avec
,
on dit qu'une fonction
est absolument monotone
sur
si
est indéfiniment dérivable et si
.
Pour
, on dit que
est absolument monotone sur
si
est absolument monotone sur
et
de plus est continue en
.
- Déterminer quelles sont, parmi les fonctions suivantes, celles qui sont
absolument monotones :
sur
,
sur
,
sur
.
- Oui : l'exponentielle réelle est strictement positive, et égale à ses dérivées.
- Non :
est impaire et donc négative sur les négatifs.
- Oui :
et ces fonctions sont positives sur les négatifs.
- On considère
pour
.
Montrer que
est indéfiniment dérivable et que
s'écrit sous la forme
avec
polynôme à coefficients réels. Étudier la parité de
.
- On a
avec
. Un minimum de compétences conduit à
,
,
,
, etc...
- Supposée au rang
, cette relation donne
On obtient la récurrence
,
d'où la dérivabilité et
.
- Montrons que
est de la parité de
. Cela est vrai pour
.
Supposons-le pour le rang
. Alors
est de la parité de
,
et cela ne change pas en multipliant par
qui est pair. Au contraire,
le produit par
change la parité de
: on voit donc que
est de la parité de
.
- Vérifier que, pour tout
,
.
En déduire que, pour tout
et tout
On admet que ces relations restent valables pour tout
.
- Relation triviale
.
- On dérive
fois, en appliquant la formule de Leibniz :
.
Il vient
.
- Il suffit de comparer avec la question précédente pour obtenir
.
- Pour
, calculer
. Montrer
que tous les coefficients d'un polynôme
donné sont positifs.
- Par parité,
. Pour
,
on trouve (récurrence)
.
- Par suite de Q3.3.2,
et donc
.
- Montrer que
est absolument monotone sur
.
Fonction positive, et la dérivée est absolument monotone.
- Montrer que la somme et le produit de deux fonctions absolument monotones
sur
sont encore des fonctions absolument monotones sur
.
Évidence pour la somme, formule Leibniz pour le produit.
- Montrer qu'il y a équivalence entre ``
absolument monotone sur
'' et ``
et
absolument monotone sur
''.
Évidence.
- Montrer que la composée de deux fonctions absolument monotones sur
est encore une fonction absolument monotone sur
.
On obtient des combinaisons à coefficients positifs. Ainsi
.
- Soient
avec
, et
absolument
monotone sur
. Montrer que
est prolongeable par continuité en
. Montrer que la fonction ainsi
prolongée (que l'on continuera de noter
) est indéfiniment dérivable
en
.
Prolongement par limite monotone :
est positive
et croissante, et admet donc une limite à droite en
. On prolonge
alors et le prolongement de la dérivée est la dérivée du prolongement.
- Soit
absolument monotone sur
.
On pose
.
Montrer que
.
En déduire que, pour tout
, la suite
est convergente, et
que sa limite, notée
, vérifie
.
- On a
avec
donc
.
D'où
.
- Il est clair que la suite est croissante bornée : elle converge.
douillet@cnam.fr
2001-03-12