- Déterminer, pour
, les fonctions
.
Tracé (sur un même graphe).
Il vient
,
,
,
, et enfin
.
Figure:
Les polynômes
à
.
|
|
- Montrer que , pour tout
,
est un polynôme
de degré
. Déterminer les coefficients
définis par
.
- Comme
est un produit, on peut appliquer la
formule de Leibniz :
,
d'où 
- On a donc
,
ce qui montre que
est un polynôme de degré
.
Ses coefficients sont donnés par 
- Exprimer
,
et
en fonction de
,
et
.
- De par la définition de
, on a
.
- Par dérivation, il vient
et
.
- Utiliser
une relation entre
,
et
.
- On constate aisément que
.
- Par application de la formule de Leibniz, on obtient
.
En revenant aux
, il vient :
 |
(1) |
- Utiliser
,
ainsi que la relation précédente pour obtenir une relation entre
,
et
.
- On a
,
soit
.
- En dérivant une fois de plus, on obtient
.
Avec Q3, il vient
.
D'où :
 |
(2) |
- En déduire une relation entre
,
et
. Transformer cette équation différentielle
en une relation de récurrence entre les coefficients de
. Vérifier
cette relation à l'aide de Q2.
- En combinant dérivant (1) et en comparant avec (2) on obtient
l'équation différentielle
.
- Cette équation se réécrit en
.
L'action de membre de gauche sur
fait baisser le degré, tandis
que celle du membre de droite le conserve. On aboutit à la relation
.
- On constate aisément que cette relation est compatible avec la formule de Q2.
- Mettre les résultats de Q4 et Q5 sous la forme
où
désigne une matrice
à coefficients dans
.
Partir de
et poser les calculs aboutissants à
.
Ces résultats s'écrivent
ou encore, en les écrivant en ligne,
. Il vient :
- Montrer que les polynômes
n'ont pas de racines multiples
(dans
).
On voit que
. Le déterminant du produit
vaut donc
à son tour, et les polynômes
et
vérifient une relation de type
: ils sont premiers
entre eux.
- Pour
, on pose
.
Trouver les valeurs de
pour
,
ainsi que les valeurs de
pour
.
- Une ippm conduit à
- Quelques calculs supplémentaires donnent
pour
et
.
- Montrer que pour
fixé et tout
,
on a
pour une certaine constante
que l'on déterminera.
En déduire
pour
.
- Une intégration par parties de
donne
.
En effet, le terme tout intégré s'écrit
fois un polynôme, et donc est nul à chacune des deux bornes.
- En itérant le processus, on obtient
,
c'est à dire
.
- Lorsque
, on trouve donc
,
établissant
pour
.
- Pour le cas
, on obtient
,
d'où le résultat remarquable
.
- Utiliser le résultat précédent pour montrer que les racines d'un polynôme
donné sont toutes simples et situées dans
.
- On considère le polynôme
dont les racines, toutes de multiplicité
,
sont les racines de
qui sont d'ordre impair et appartiennent à
l'intervalle
.
- Le polynôme
est donc positif sur
. Si l'on avait
,
ce polynôme serait le polynôme nul.
- Il faut donc que
, ce qui prouve que les racines
de
sont toutes simples et situées dans
.
- Montrer que les racines de
s'intercalent entre les racines
de
.
- Soient
les racines de
rangées par ordre croissant.
- La relation
,
obtenue en inversant
, montre que
.
On a clairement
.
- Comme
et
sont des racines simples consécutives de
, il y a exactement une racine de
vérifiant
et l'on a
.
- On en déduit que
,
montrant qu'il y a au moins une racine de
entre deux racines consécutives
de
. Un argument de dénombrement montre qu'il ne peut pas y en
avoir plusieurs.