corrigé
Soit
un morphisme de groupes de
sur
. Soit
un sous-groupe de
.
Montrer que
est un sous-groupe de
.
Soit
une fonction continue
telle
que pour tout couple de réels
, on ait :
Supposons
. On a alors
et donc
.
On pose
. On a donc
et
. Comme
est continue, elle atteint
la valeur
, et donc il existe un
tel que
.
On a
.
Avec les hypothèses supplémentaires, cela donne
,
soit encore
.
Comme chaque parenthèse est négative ou nulle, il faut que chaque parenthèse
soit nulle. On a donc
et
.
Soit
. Il faut
et donc
et en même temps il faut
et donc
. On en déduit
.
Posons
. Il est clair que
est une bijection de
sur lui-même. Il est immédiat que
est croissante et que
. D'après la question
précédente, on a alors
.
On a, pour
,
et
donc
. De là
et donc
.
On a, pour
,
et
donc
. Divisant par un négatif,
il vient
et donc
.
La fonction
est continue. Elle ne
peut changer de signe qu'en s'annulant. Par conséquent
conduit
à l'un des deux cas précédents. La question Q4c montre que
implique
. Par conséquent
est
un intervalle, et on voit aisément que cet intervalle est un ensemble fermé
de
.
Dans ce problème, on note de la même façon un polynôme et la fonction
polynôme associée. On désigne par
l'ensemble des nombres complexes
non nuls. Par convention :
. On considère
l'application
.
On résoud
. Il vient
et
.
Pour chaque valeur de
, on trouve deux valeurs de
. Le
produit de ces deux valeurs vaut 1. Ces deux valeurs sont distinctes à moins
que
(
) ou que
(
).
On a
.
Par conséquent
.
Soit réciproquement
. On sait
que les deux racines de
sont les nombres
et
, montrant que
.
L'autre inclusion étant triviale, on a l'égalité.
La question Q1a montre que
implique
ou bien
. Cette deuxième relation étant impossible
entre éléments de
, l'application
est injective. Réciproquement,
un nombre
possède deux antécédents
.
Si l'on avait
on aurait
. Et comme
, on a soit
soit
montrant que
est surjective.
Il est clair que
.
Pour l'existence, on pose
,
. La récurrence
définit visiblement une famille de polynômes avec
et
. Pour
l'unicité : si un deuxième polynôme (soit
) vérifie la relation
fonctionnelle pour tout
, alors on a
pour tout
. Par prolongement des identités,
on a donc l'identité des deux polynômes formels.
Il est immédiat que
. On
a donc
,
,
,
,
,
et
est de la parité de
.
Comme
, on voit que
(pour
) le polynôme
est le polynôme unitaire ayant
pour racines le double des racines de
. Soit
pour
. Ainsi, pour
, a-t-on
,
et
.
Étant donné un nombre complexe
et un entier
,
on considère (dans
) l'équation algébrique
.
Supposons
. Il existe alors
tel que
,
et on a donc
.
Nous pouvons donc définir
et
.
La relation
devient alors
,
soit
et donc
.
Comme un nombre
possède
racines n-ièmes
distinctes dans
. Et la conclusion suit, car
est une bijection
: des
distincts conduisent à des
distincts.
On a vu en Q3 que les pôles de
sont les
. On applique la formule des pôles
simples, qui donne
.
Il est aisé de voir que
.
La décomposition demandée est donc :