Devoir 12
Date: corrigé
On se place dans
rapporté à sa base
naturelle
. La lettre
désigne l'un des éléments de l'ensemble
.
- Soient
,
,
et
.
Montrer que ces applications linéaires forment une base de
.
- On sait que, en dimension finie,
. Il suffit donc de
montrer que la famille est libre, puisqu'elle a la bonne taille.
- Soit
. Supposons
et appliquons cette forme linéaire au polynôme
.
On a visiblement
avec
. Par conséquent
.
- On procède de même pour les autres coefficients, prouvant que la famille est
libre.
- Déterminer les polynômes
,
,
et
tels que
pour
et
pour
.
- Il est immédiat que
.
- On a donc
,
,
et
.
- On vérifie que
. En effet le polynôme
vaut
en quatre points, alors que son degré est
au plus.
- Montrer que les polynômes
,
,
et
forment une base de
et indiquer comment se décompose un
polynôme
sur cette base.
- Soit
. On a
.
Si donc
, les
sont nécessairement nuls : la famille
est donc libre. Comme elle a la bonne taille, c'est une base de
.
- La relation précédente donne les coefficients :
.
Autrement dit les
sont les applications coordonnées associées
à la base formée par les polynômes de Lagrange.
- On considère la matrice
. Déterminer le polynôme
caractérisé par
,
.
- La méthode d'élimination de Gauss montre que les familles
sont libres pour
, et donne une relation de liaison
pour
. On obtient donc un polynôme de degré
:
tel que
.
- On considère les matrices
. Montrer
que ces matrices vérifient
. On considère les applications
linéaires
dont les matrices dans la base canonique
de
sont les
. Déterminer leurs images et leurs noyaux.
- On obtient
. Il suffit de calculer
.
- Mais on peut aussi remarquer que
s'annule en quatre points alors qu'il est de degré au plus
. On a donc
.
- Les applications
sont des projecteurs de rang
. Le
sous-espace
est la droite vectorielle
et le sous-espace
est le noyau de
, i.e.
l'hyperplan engendré par les trois autres polynômes.
- Montrer que la matrice
est une combinaison linéaire des matrices
.
La remarque Q1.2.c montre que
.
On admet l'existence d'une fonction
, indéfiniment
dérivable par rapport à
, et telle que pour un
``assez
grand'' on ait
.
- Comment se traduit, en termes de fonction
,
la relation
pour
?
On obtient
.
- Comment se traduit, en termes de fonction
,
la relation
?
- Soit
.
On appelle
la dérivée du polynôme
considéré comme élément de
,
c'est à dire comme un polynôme en
dont les coefficients sont des polynômes
en
.
- On a
parce que les
sont
uniformément bornés (à
fixé et
variable) : telle est la raison
du facteur 
- On a multiplie les deux membres de la relation
par
et on somme de
à
.
Il vient
.
Le membre de droite vaut
et le membre de gauche
est
parce que
.
- On en déduit que
 |
(1) |
- On pose
. Quels sont les
coefficients du développement limité de
?
Par définition,
et donc
.
- Comment se traduit, en termes de fonction
, la
relation
pour
? En déduire la valeur de
.
- Pour
, on a
et pour
,
.
- On a donc
.
Soit
.
Le membre de droite ressemble fortement au produit de
par
.
- Par troncature à l'ordre
, on trouve :
 |
(2) |
- Vérifier que la fonction
remplit les conditions Q1 et Q2. Poser les calculs permettant d'obtenir le développement
limité en
, au voisinage de
et à l'ordre
de cette
fonction.
- (Hors sujet) : L'équation différentielle (1) se résoud aisément
en tant qu'équation en
paramétrée par
: on a
,
la fonction
décrivant ``les conditions initiales'' du problème paramétré
par
. La relation (2) fournit précisément la relation voulue
:
.
- En tout état de cause, on constate que la fonction proposée vérifie (1)
et (2). Pour ce qui est de la relation Q1, on a
.
- Il faut poser le calcul comme quotient de
par
. Ces deux quantités étant équivalentes à
,
on obtient un DL4 du quotient en prenant un DL4 des deux facteurs, soit
et
.
- On retrouve les polynômes du devoir 11 :
- Traduire chacune des relations restantes du problème 11 en une relation
sur
, et vérifier cette relation sur la fonction
de la Q5.
- Par exemple
conduit à
.
Or
vaut
facteur de
qui est nul. D'où
pour tout
.
- En remarquant que
est paire, on obtient
.
- Les fonctions
ont la parité de
car
.
- De même
conduit à
...
qui se révèle être nul. D'où
pour tout
.
- On a
.
On en conclut que
,
soit
.
- On a
.
On a donc
lorsque pour
.
De même
est impaire. On en déduit
lorsque
.
douillet@cnam.fr
2001-03-12