Devoir 13 (ds06)
corrigé
Soit
un
-espace vectoriel, différent de
.
On ne suppose pas que
est finie. On appelle
l'ensemble
des projecteurs de
, autrement dit
.
Dans cette partie on prend
et on définit
par
.
- Calculer
et conclure.
- Posons
,
et
. On calcule
,
et
,
montrant que
.
- Déterminer une base de
.
L'équation
se réécrit
,
et
. Il vient
et
: ces deux
équations indépendantes déterminent un espace de dimension 1 et l'on a
avec
.
- Déterminer une base de
.
- L'équation
se réécrit
,
et
. Il n'y a qu'une seule équation indépendante
,
déterminant un espace de dimension 2 (on vérifie que
).
Un choix possible est
avec
et
.
- Diagonalisation (hors-sujet)
- On a donc
et
vaut
.
- Montrer que si
alors
et
.
- Si
alors
et
.
Si
il est évident que
. D'où l'égalité
des deux ensembles.
- On pose
. On a
et donc
est un projecteur. La relation
équivaut
à
et donc à
.
- La relation
montre que
.
Si l'on suppose
on a
et donc
: la somme est directe.
- Montrer que la relation
définie par
est un ordre sur
.
- Réflexivité : si
alors
prouvant
.
- Transitivité : si
et
alors
.
De même pour l'autre relation.
- Antisymétrie :
et
conduit immédiatement à
.
Dans les questions 3, 4, 5 ci-dessous on suppose que
et que
. On définit alors
et
.
L'ordre obtenu n'étant pas un ordre total, on s'intéresse aux bornes supérieure
et inférieure d'une famille de deux projecteurs qui commutent entre eux.
- Montrer que
et
.
x
- Montrer
et vérifier
et
.
Montrer que
.
- Les applications
commutent entre elles. On a donc
prouvant
.
- On a
c'est à dire
. De même
.
- Si
alors
et donc
. De même
l'autre, prouvant
.
- Si
alors
. De même
, prouvant
(i.e.
).
- Montrer
et vérifier
et
.
Montrer que
.
- Les quatre applications
commutent entre elles. On a
. De même
.
Et donc
.
- On a donc
prouvant
.
- Les deux paragraphes précédents montrent
et
.
- Si
alors
et donc
. De même
l'autre, prouvant
.
- Si
alors
.
De même
, conduisant à
, qui est
.
- On considère, pour
fixé, l'application
définie par
. Montrer
que
est un endomorphisme de
. Montrer qu'il y
a équivalence entre ``
'' et ``
et
sont stables par
''.
- Il est donné que
. Il reste
à montrer la linéarité. Pour
et
on
a
prouvant
.
De même
.
- Supposons
(projecteurs ou non). Si
alors
. D'où
et donc
. Si
alors
et donc
.
- Supposons maintenant
et que
et
sont
stables par
. Pour
on a
et donc
.
Par stabilité de
et de
, on a
(
) et
(
).
Donc
(il faut absolument
que
soit un projecteur).
Dans cette partie, on considère deux projecteurs
non nuls, distincts et qui de plus vérifient
pour deux réels
fixés.
- Dans cette question on suppose
et
.
- En déduire que
.
- Montrer que cette supposition est absurde.
- Dans cette question, on suppose
et
.
- Montrer que
.
- En déduire
puis
.
- Montrer, dans un ordre ou un autre, que
et
et
.
- Établir directement que
implique
.
- Dans cette question, on suppose
.
- Montrer, dans un ordre ou un autre que
et
et
et
.
- Établir directement que
implique
.
On part de la relation
.
Le calcul de
conduit à
.
Le calcul de
et de
conduit à
- Si l'on suppose
et
, la relation (1) donne
et donc
, contrairement à l'hypothèse. Par antisymétrie,
et
conduirait à
, qui est également impossible.
On a donc : ou bien
ou bien
et
.
- Si l'on suppose
et
les
relations (1) et (2) conduisent à
- On voit que
: d'où
. De même
.
- Sous la seule hypothèse que
, prenons
et posons
. Comme
a
.
On a donc
et de même
.
- Lemme : deux projecteurs non nuls sont ou bien égaux ou bien indépendants. On
aurait
. D'où
. Donc
(
) et
est exclus
(
).
- On a donc
, soit
.
Comme
, on a donc
et
.
- Si l'on suppose
et
les
relations (1) et (2) conduisent à
- On voit que
: d'où
. De même
.
- Sous la seule hypothèse que
, prenons
et posons
. On a
, d'où
.
On a donc
et de même
.
- On a donc
. soit
.
Comme
, on a donc
et
.
Soient
,
,
la base canonique de
et
l'endomorphisme
de
tel que
.
- Déterminer l'image par
du vecteur
.
On a
.
- Déterminer
; en préciser une base.
Un élément de
vérifie
. Ce système
d'équations se réduit aux deux équations indépendantes
,
montrant que
est de dimension 1. On constate que
en fait partie, et donc
.
- Déterminer
; en préciser une base.
On constate que
. Le fait que le système
se réduise aux deux équations indépendantes
montre que
est de dimension
. On a donc
.
- On pose
,
et
. Vérifier que
est une base de
. Déterminer (sans calculs !!!)
.
- Le fait que
,
et
soient des vecteurs propres relatifs à
des valeurs propres différentes montre que ces vecteurs sont indépendants. Supposons
en effet que
.
Il vient
et donc
. On obtient donc
.
- La matrice voulue est évidemment
.
- Écrire la matrice
de passage de la base
à la base
.
Poser les calculs (pivot de Gauss) de l'inverse de
.
On a
. L'algorithme de Gauss donne :
- Écrire le lien matriciel entre
et
, puis entre
et
. Préciser la valeur de
.
- On a donc
c'est à dire
- Puis
.
On cherche les matrices
vérifiant
.
On pose
, avec
la matrice du 2.1.5.
- Montrer l'équivalence entre
et
.
La conjugaison
est un isomorphisme pour la
structure multiplicative de
. Autrement dit, on a
et
équivaut à
.
- Caractériser les matrices
telles que
(poser les calculs pour
).
Les seules matrices qui commutent avec une matrice diagonale à éléments deux
à deux distincts sont les matrices diagonales. En effet, un élément
avec
se retrouve multiplié par
d'un côté,
et par
de l'autre : il faut que les éléments non diagonaux
soient nuls.
- Montrer que
est un sous-espace vectoriel de
. Que pouvez-vous dire de
sa dimension ?
- Il est clair que
est non vide (
)
et stable par combinaisons linéaires : c'est un sous espace vectoriel de
.
- Comme il est isomorphe aux matrices diagonales, on trouve
.
douillet@cnam.fr
2001-03-12