Devoir 16
Date: corrigé
Soit
le
-ev des fonction polynomiales
et, pour
,
.
- Pour
, montrer l'existence et calculer la valeur de
.
- On a
soit
et donc
.
- Comme
est positive et majorée (au delà de
) par
dont l'intégrale est connue pour
exister, on a l'existence de
.
- Une succession d'intégrations par parties donne alors

- Soit
l'ensemble des
de classe
telles que l'intégrale
existe. Montrer que
est un sous-espace de
et que
est un sous espace de
.
- Pour les dilatations :
.
- Pour
on a
et donc
. On en déduit que, pour
, on a la majoration :
.
- On en déduit
.
- Il est clair que
et on vient de montrer que
est clos
par combinaisons linéaires : c'est un sous-espace vectoriel de
.
- La question Q1 montre que
contient une base de l'espace
:
on a donc
.
- Montrer l'existence, pour toutes
, de l'intégrale
.
Montrer que cette application
est symétrique, linéaire en chaque variable et vérifie :
(
est un produit scalaire). On pose
.
- L'intégrande n'est pas une fonction positive : il faut donc changer de technique
de preuve.
- On a
.
Or chacune des intégrales de droite converge lorsque
.
Celle de droite est donc à son tour convergente, montrant l'existence de
.
- La symétrie et la bilinéarité de
ne sont autres que la commutativité
et la distributivité de l'addition.
- On sait qu'une fonction continue, positive et d'intégrale nulle sur un intervalle
de mesure non nulle est identiquement nulle. On applique cela à
.
- Rappeler pourquoi
est polynôme. En donner le degré et le coefficient dominant.
- On considère l'opérateur
.
On a
, conservant le caractère polynômial,
le degré et changeant le signe de
.
- Or
:
est
donc un polynôme, avec
et
.
- Soit
. Exprimer
en
fonction de
.
En déduire la valeur de
lorsque
,
ainsi que la valeur de
.
- Par application des définitions, on a
qui se transforme par ipp en 
- En supposant
on a donc
.
- Par ailleurs
pour
(il reste des
en facteur).
- On en déduit
.
- De là
lorsque
.
Par symétrie
dès que
.
- Enfin
.
Comme
,
il reste
: les fonctions sont orthonormées.
- Montrer que les
racines de
sont distinctes, réelles
et positives.
- Soit
le polynôme unitaire ayant pour racines simples
les racines de
qui sont à la fois positives et d'ordre impair.
Alors
est positif sur
.
- Si l'on avait
, on aurait
et
serait
la fonction nulle. On en déduit que les
racines de
sont
distinctes, réelles et positives.
- Pour
et
, montrer que
.
Que vaut
?
- Il s'agit d'une inégalité de convexité. En effet
est positive pour tout
. On en déduit que le discriminant
est négatif ou nul, soit
.
- Comme
,
on obtient la formule voulue.
- On pose
et
on définit
par
.
Montrer que cette application est un projecteur et que, de plus,
.
- On arrive effectivement dans
puisque
et que
.
- Pour démontrer que
il suffit donc de montrer que
chacun des
(
) est invariant par
.
- On a
lorsque
et
,
prouvant
.
- Avec ce qui précède, il est clair que
défini par
est
un projecteur et que
. Nous allons montrer
que
et la formule demandée en résultera par linéarité.
- On a
.
D'après les définitions et
, cette quantité
est nulle.
- En déduire
puis que
converge
pour
.
- Posons
et
.
On a
.
Et donc
.
- La somme
est donc
bornée par
: elle converge.
- Illustrer ces résultats en prenant
,
.
- Une primitive de
est visiblement
. On en déduit
.
Donc
, puis (ipp)
,
et enfin
.
On a donc
.
- On a d'une part
et d'autre part
.
Comme
, on voit que
.
Et donc
est la limite, et non un simple
majorant.
- On peut illustrer cela en comparant la fonction
avec ses projections
: la coïncidence initiale s'améliore, mais
le décrochage est de plus en plus brutal.
Figure:
Projections 0, 4, 8 du sinus sur les polynômes.
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- (Hors sujet) Développement générateur
- Posons
(développement générateur). La relation de récurrence
(cf devoir 8) se traduit en une équation différentielle portant sur
.
- Avec quelques calculs, on obtient les relations
,
et
.
- On multiplie la relation de récurrence par
, on somme et on utilise
les relations précédentes. Il vient alors :
,
avec pour condition initiale :
.
- Un examen de l'équation conduit à poser
.
Par substitution, on obtient
.
En résolvant l'équation à une variable, il vient
et de là,
.
Utilisant la condition initiale, on obtient finalement
.
- On calcule alors
.
L'existence se montre comme pour
.
Deux intégrations par parties successives donnent
.
En reportant, on obtient donc
.
- On pose
.
Montrer que
est définie pour tout
lorsque
, et que
définit
une fraction rationnelle.
- L'existence vient de
.
Il existe donc un
tel que
(fonctions positives !!!).
- Un calcul immédiat (changement de variable
) donne alors
.
- Comme un polynôme est une combinaison linéaire de monômes, on a effectivement
l'existence de
et l'appartenance à
.
- Calculer l'image Laplace des polynômes de Laguerre (prendre des exemples
et généraliser).
- Pour
, on a :
,
,
.
- Par descente sur zéro :
se transforme en intégrant par parties, donnant
et ainsi de suite jusqu'à
(les termes tout intégrés sont nuls parce que
est en facteur).
- Autre méthode, utilisant le développement générateur. On a
.
Le développement de cette quantité donne les images cherchées : 
- En déduire l'image Laplace de
.
- La multiplication de la fonction
par une exponentielle,
induit une translation de la fonction
.
Autrement dit
.
- On a donc
.
- On pose
. Que vaut alors
?
On trouve
,
donnant l'image Laplace inverse d'une fraction rationnelle.
- On rappelle que
(Legendre). Montrer que
est une fraction rationelle qui se factorise remarquablement (commencer par
traiter des exemples).
- Les
valent successivement :

- Pour les images
,
on trouve successivement les fractions
.
- Cette régularité s'explique comme suit.
est un polynôme de degré
et de la parité de
.
fait donc intervenir les exponentielles
,
,
etc. Comme les coefficients des termes de degré
de
sont non nuls, cela se traduit ce qui se traduit par la présence effective des
pôles
,
, etc. chacun d'eux introduisant un terme de
degré
.
- Le degré du dénominateur de la fraction
est donc
. Comme cette fraction est de degré
au plus, le numérateur possède au plus
racines.
- Par changement de variable,
.
Si
et
n'ont pas même parité, cette intégrale vaut
et est donc nulle si de plus
. On obtient
racines (positives et de parité contraire à
) et donc il n'y en a pas
d'autres.
- Il ne reste plus qu'à fixer le coefficient de la fraction
.
On sait que
lorsque
. Or
.
douillet@cnam.fr
2001-04-08