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Devoir 22 (ds11)
corrigé
On considère la fonction
telle que :
- Montrer que sur l'intervalle
il existe
une et une seule solution de l'équation
. Soit
cette solution. Montrer que
appartient à
.
- On a
: la fonction est strictement
croissante sur les intervalles où elle est dérivable.
- On a donc
pour
: aucune solution sur cet intervalle.
- La fonction (prolongée) est continue croissante sur
,
arrivant dans
. On a donc l'existence
et l'unicité d'un
solution sur cet intervalle.
- Il suffit de vérifier
pour avoir
.
- Montrer que
vérifie la relation :
.
- Posons
. On a
puisque
.
- Comme
, on a
et donc
. Les angles
et
ont même tangente et appartiennent au même ``intervalle de
bijectivité'' de la fonction
. Ils sont donc égaux.
On définit la suite
par
et, pour
par
.
- Montrer que, pour tout
,
(Indication : vérifier que
).
- On a
.
On en déduit
.
- Il est clair que la fonction d'itération
est continue décroissante.
- On a d'une part
et d'autre part
.
- On en conclut que le segment
est un segment
stable.
- Montrer que, pour tout
,
et en déduire que la suite
converge vers
.
- La question consiste à trouver un facteur de contraction pour l'application
, afin de conclure par le théorème du point fixe (la question 2
consistant précisément à montrer que
).
- La formule de Taylor avec reste de Lagrange nous montre que chaque différence
peut
s'écrire
avec
.
- Comme
pour
, on peut conclure à la convergence de la suite.
- L'exécution effective du processus conduit à
, avec
un facteur de contraction
.
Le plan est rapporté à un repère orthonormal
,
et
est la fonction définie, pour
par
et par
pour un certain
. La courbe
représentative de
est désignée par désignée par
.
Bien entendu, on commence par tracer la courbe.
- Déterminer le développement limité de
à l'ordre 3 au voisinage
de
. En déduire
pour que
soit continue en
.
On prendra désormais
égal à la valeur trouvée. Démontrer que
est dérivable en
. Préciser la position de la courbe par rapport à sa
tangente au point d'abscisse
.
- Il est clair que la fonction
est impaire : le développement sera impair
lui-aussi.
- On a f
.
- On obtient donc
(le fond de la question est la démonstration des ordres de troncature, le détail
des calculs pouvant être laissé aux machines).
- L'existence d'un développement au premier ordre prouve la dérivabilité en
,
et donne
. Le terme suivant donne un équivalent
pour
, permettant de placer la courbe par
rapport à sa tangente.
- Cet équivalent étant d'ordre
, la tangente traverse la courbe, et celle-ci
est au-dessus pour
.
- Étudier les variations de
sur
.
Donner le tableau de variations de
.
- On a, pour
,
.
Cette expression est strictement positive pour
, puisqu'alors
.
- La dérivée est donc strictement positive pour tout
, et
est strictement croissante.
- Étudier les asymptotes éventuelles de
et préciser
la position de
par rapport à ses asymptotes. Tracer
.
- L'étude pour
est facilitée par passage à l'exponentielle.
La fonction
se réécrit
en
.
- Un développement en
donne
montrant que
est asymptote, la courbe étant au-dessus.
- On peut aussi procéder en plusieurs étapes. On a successivement
,
puis
et enfin
.
- En utilisant la parité, on voit que
est asymptote pour
,
la courbe étant placée en dessous.
- On considère l'équation différentielle
:
.
La résoudre sur chacun des intervalles :
et
, puis sur
.
- On commence par
:
.
Sur les intervalles où
, c'est à dire les
intervalles ne contenant pas
, cette équation se résoud en considérant
les dérivées logarithmiques.
- Il vient
,
dont les solutions sont
(si
les dérivées logarithmiques sont égales, les fonctions sont proportionnelles).
- Cherchons donc les solutions de
sous la forme
,
en prenant
. Il vient
,
qui se réduit en
. Une intégration
par parties donne
. D'où
.
- Le résultat précédent a été établi pour des intervalles ne contenant pas
,
et donc pour les intervalles
et
(une constante par
intervalle, ces constantes n'étant pas liées). Si l'on veut une solution sur
, il faut au minimum que les solutions partielles soient unilatéralement
prolongeables en
, ce qui impose
.
- On retombe alors sur la fonction étudiée précédemment, qui est de classe
.
Elle vérifie donc l'équation
, tous les éléments de cette
équation étant continus.
- Soit
une fonction continue sur
.
Établir les deux résultats suivants qui pourront être utilisés par la suite
:
(1) Il existe une fonction
unique, définie sur
,
admettant des dérivées première et seconde, telle que :
.
(2) Si
avec
,
,
,
alors
avec
.
- Posons
.
Cette fonction est de classe
avec
et
, prouvant l'existence. On voit aisément que
pour
toute solution du problème.
- Posant
, la fonction
est continue : en
par hypothèse et ailleurs comme quotient de continues.
Il est donc loisible de poser
.
- On a alors
,
prouvant que le reste est un
.
Soit
une fonction continue sur
et strictement positive sur
. On associe
à
la fonction
définie par
et, pour
, par
.
- Justifier que
est effectivement définie sur
.
En appliquant à
le résultat de la question 1.1, établir, pour
la relation :
.
Montrer que
pour
. En déduire que
est continue.
- On sait que l'intégrale d'une fonction positive, presque partout non nulle,
est strictement positive (le segment d'intégration étant honnêtement choisi).
Cela est évident pour une fonction continue positive, non nulle sauf peut-être
aux bornes. On a en effet
pour un certain
.
- Les intégrandes sont continus, prouvant l'existence des intégrales. Pour
,
ce qui précède montre à la fois que le dénominateur est non nul et que
.
- Une intégration par parties, avec
,
,
,
donne
.
On a donc
pour
.
- La majoration
s'obtient en appliquant 2.a à la fonction
.
On en déduit
.
- En
, la fonction
, possédant un facteur de Lipschitz, est
continue. Et ailleurs aussi, comme quotient de continues, le dénominateur ne
s'annulant pas.
- Démontrer que
est dérivable et strictement croissante sur
.
Démontrer que si
vérifie la condition (b) de la question 1, alors
est dérivable à droite en
. Préciser son nombre dérivé.
- Pour
, la fonction
est dérivable comme quotient de dérivables,
le dénominateur étant non nul. Un calcul élémentaire donne
,
quantité strictement positive. On en déduit que
est
strictement croissante sur
.
- Si l'on suppose en outre que
,
on a
,
soit
, donnant l'existence
et la valeur de la dérivée.
- En substituant directement dans la formule donnant
,
on obtient la même valeur ... sous l'hypothèse que
serait de classe
. Ce calcul est donc une vérification, et non une preuve.
- Déterminer une fonction
telle que la fonction
qui lui
est associée soit la restriction à
de la
fonction étudiée dans la partie 1.
- Partant de
,
il vient
et
.
- On est donc dans le cas
et
.
- On suppose que
est la fonction définie sur
par
. Déterminer
.
Quel est le nombre dérivé de
à droite en
?
- Les calculs conduisent à
.
- Un développement en série en
donne
,
confirmant
.
Notations : On considère dans tout le problème un
-espace vectoriel
de dimension finie
non nulle. On note
l'application
identité de
et
l'ensemble des endomorphismes de
,
l'ensemble des matrices carrées d'ordre
sur
et
la matrice unité d'ordre
.
Si
et si
est un sous-espace vectoriel de
,
on dira que
est stable par
si
.
On rappelle que, par définition, une valeur propre
d'un
endomorphisme
de
est un complexe tel qu'il existe un vecteur
tel que
et que
.
Un tel vecteur
est alors appelé vecteur propre de
pour la
valeur propre
.
Un endomorphisme diagonalisable est un endomorphisme tel qu'il existe
une base de
dans laquelle la matrice de
est diagonale.
Dans cette partie,
désigne un endomorphisme de
tel qu'il
existe une base
de
vérifiant
avec
complexes distincts.
- Quelles sont les valeurs propres de
?
Les valeurs propres sont les
. Comme elles sont distinctes,
l'endomorphisme
est diagonalisable.
Soit
un polynôme de
et
l'endomorphisme de
défini par :
- Montrer que
. Montrer que
est diagonalisable.
Calculer les valeurs propres de
et son déterminant en fonction des
valeurs propres de
.
- Il est clair que
commute avec ses propres puissances. Et partant avec
les combinaisons linéaires de celles-ci.
- Dans la base
, la matrice de
est
,
donnant les valeurs propres et le déterminant
.
- Application. Soit
et
.
(1) Déterminer les valeurs propres de
.
(2) Montrer qu'il existe cinq complexes
tels que
. En déduire
les valeurs propres de
et une expression du déterminant de
.
(3) Soit
tel que
et
. Simplifier
. En déduire
que
.
- Il est clair que
est la matrice d'un cycle d'ordre
. On a donc
. Posant
,
les valeurs propres sont les
pour
.
- On voit que
: les valeurs propres de
sont donc les
avec
.
- On sait que
intervient dans le développement
limité de
. D'où l'idée d'évaluer le
reste :
.
D'où
pour les racines primitives cinquièmes.
- On a donc
.
Comme les
(pour
) sont les racines de
, leur produit est
, et
le produit des
est donné par la constante de
,
qui vaut
. On en conclut
.
- Soit
un endomorphisme de
tel que
.
On note
une base de
formée
de vecteurs propres de
.
(1) Montrer que
.
(2) Soit
nombres complexes fixés, notés
.
Montrer qu'il existe un unique polynôme
tel
que
et que
pour
.
(3) Déduire des questions précédentes qu'il existe un polynôme
tel que
et
.
- On a
.
Si
, alors
et l'on pose
. Sinon
est vecteur propre
de
pour la valeur propre
. Comme les sous espaces
propres de
sont de dimension
, il existe une constante
telle que
.
- Il s'agit des polynômes d'interpolation de Lagrange. Pour l'existence, on pose
et l'on a
. Pour
l'unicité, on constate que
s'annule
fois en étant
de degré
au plus.
- Lorsque
est à valeurs propres distinctes, tout élément du commutant
se diagonalise dans la base
et il existe un polynôme
tel que
pour tout
. On a donc
et ,partant,
.
- Soit
.
Montrer que les trois propriétés suivantes sont équivalentes : (1)
; (2) il existe une base de
sur laquelle les matrices de
et
sont diagonales ; (3) il existe un polynôme
tel que
et
.
Montrer que
est une
-algèbre commutative. Quelle
est sa dimension ?
est Q4a. La réciproque est
triviale puisque deux matrices diagonales commutent.
est Q4c, tandis que la réciproque
est Q2.
- Dans le cas examiné,
et est donc une algèbre
commutative de dimension
puisque le polynôme minimal est égal au polynôme
caractéristique.
- Application. Soit
. (1) Déterminer les valeurs propres de
et une matrice
telle
que
soit diagonale. (2) On se propose de chercher les
matrices
telles que
. Montrer qu'en pareil cas
.
En déduire toutes les solutions de
. (3) Si
est l'ensemble de ces solutions, calculer
et
.
- On calcule
,
montrant que
est effectivement à valeurs propres distinctes. Les noyaux
se calculent aisément, conduisant à la matrice
. On vérifie que
.
- Comme
serait une puissance de
, il commute avec
et
donc
est dans le commutant de
qui est, ici,
.
Posant
avec
,
on a
.
Ce qui conduit à
,
,
et
solution de
. La relation
est immédiate : sinon
serait inversible, et
aussi. Le fait
que
figure par son cube vient de ce que
solution implique
solution.
- Une méthode plus raisonnable consiste à utiliser la diagonalisation : la matrice
est semblable à
où
décrit les trois racines cubiques de
et
les trois racines cubiques de
. On retrouve l'existence de
solutions distinctes.
- Faire la somme des
solutions revient à prendre trois fois la somme
des
et trois fois celle des
, soit
les deux
fois. D'où
.
- Faire le produit revient à prendre le cube du produit des
et
le cube du produit des
, soit
et
. D'où
.
- Autre version de la chose : les solutions peuvent être groupées trois par trois
et s'écrire
. La somme par lot est nulle, le produit
par lot donne
.
Soit
un sous-groupe fini et commutatif du groupe
des automorphismes de
. On note
le nombre d'éléments de
.
- On se propose de montrer que tous les éléments de
ont au moins
un vecteur propre en commun. (1) Traiter le cas
. (2) Traiter le cas
où tous les éléments de
sont des homothéties. (3) Montrer que si un
automorphisme
n'est pas une homothétie et si
,
admet au moins une valeur propre
et un sous-espace propre associé
de dimension strictement inférieure à
. Vérifier
que
est stable par tous les éléments de
. (4) Démontrer
par récurrence sur l'entier
qu'il existe un vecteur propre commun à
tous les éléments de
.
- Les automorphismes de
en tant que
espace vectoriel sont
les homothéties. Le cas
résulte donc de (2).
- Pour une homothétie, tout vecteur non nul est un vecteur propre. Pour un groupe
d'homothéties, tout vecteur non nul est donc vecteur propre commun.
- Supposons l'existence d'un
qui ne soit pas une homothétie. Il
possède au moins une valeur propre
, puisque
possède au moins une racine, et
est différent de
(on aurait sinon
).
- Cet
est stable par tout
. Soit en effet
.
La commutativité donne
,
ce qui prouve
.
- Supposons donc qu'il existe un groupe
d'automorphismes d'un espace
de dimension
tel qu'il n'existe pas de vecteur propre commun à tous
les
. Ce groupe ne peut être un groupe d'homothétie. Il existe
donc un sous-espace de dimension strictement inférieure (le
ci-dessus) pour lequel
est à nouveau un groupe d'automorphisme sans
vecteur propre commun. On aurait donc une suite strictement décroissante d'entiers
positifs, ce qui ne peut exister.
- A tout élément
de
on associe
défini par
.
Montrer que
et que
.
est linéaire comme combinaison linéaire de composées d'applications
linéaires.
- Soit
. Alors
.
Comme l'ensemble des
, à
fixé, n'est autre que l'ensemble
des
, on a
.
- Un sous-espace vectoriel
de
est dit stable par
s'il est stable par tout élément de
. Soit
un sous-espace vectoriel
stable par
. (1) Montrer que :
.
(2) Soit
un projecteur de
d'image
. Montrer que
(défini au 2) est un projecteur de
d'image
et de noyau stable par
. (3) En déduire que tout sous-espace vectoriel
de
stable par
a un supplémentaire dans
stable par
.
- Comme
est stable, on a
. Comme
est bijectif, il y a conservation de la dimension et donc
.
- Soit
un projecteur tel que
. Partons de
.
On a
.
Par stabilité de
, on a
et donc
.
D'où
.
- Pour tout
, on a
. Donc chaque
est dans
(stabilité) et
.
On en conclut que
est un projecteur sur
.
- Soit
et
. On a
et
. Cet ensemble est donc stable par
.
On en déduit que tout sous espace
stable par
possède un sous
espace supplémentaire stable lui aussi.
- Déduire des questions précédentes qu'il existe une base de
sur
laquelle tous les éléments de
ont une matrice diagonale.
- Si
est un groupe d'homothéties, les
s'écrivent de façon diagonale
dans n'importe quelle base.
- Sinon, il existe au moins un
qui n'est pas une homothétie, et
qui alors possède au moins un sous espace propre
de dimension
strictement inférieure. Ce sous espace
et au moins l'un
de ses supplémentaires
sont stables par
.
- On peut donc itérer le processus en partant de
puis de
.
Ayant supposé
de dimension finie, l'algorithme se termine nécessairement.
- Énoncer une condition nécessaire et suffisante pour qu'un sous-groupe
fini de
soit commutatif.
- On a montré : un sous-groupe commutatif fini de
est codiagonalisable.
En sens inverse, un sous-groupe codiagonalisable de
est commutatif.
- On remarquera qu'il suffit d'un seul élément non diagonalisable pour que le
groupe soit infini, par exemple le groupe des matrices engendré par
avec
.
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2003-11-05