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Ensait - E2 - Tests d'hypothèses


Date: Corrigé du DS du 26/11/2003

Tous documents autorisés, ainsi que les calculettes conformes aux règlements usuels.
Le sujet comporte deux pages.

1 Test d'hypothèse (1)

On a prélevé un premier échantillon de maths objets. La moyenne de cet échantillon est maths et son écart-type est maths. Puis on a prélevé un deuxième échantillon de maths. La moyenne de cet échantillon est maths et son écart-type est maths.
  1. Calculer la moyenne maths et l'écart-type maths de l'échantillon constitué de la réunion des deux échantillons précédents.
    1. Il est évident que maths.
    2. On obtient la moyenne générale par pondération des moyennes maths
    3. On obtient la variance générale en ajoutant la moyenne des variances maths et la variance des moyennes maths. On obtient comme écart-type de l'échantillon maths
  2. Tester l'hypothèse selon laquelle les deux échantillons initiaux auraient été prélevés au sein d'une même population.
    1. Selon cette hypothèse, notre meilleure estimation de la variance de la population est maths, tandis que la moyenne d'un échantillon de taille maths a pour variance maths.
    2. La variance de la différences des moyennes de deux échantillons prélevés indépendamment l'un de l'autre est alors maths.
    3. La variable réduite associée est donc maths. Pour des échantillons de cette taille, les moyennes suivent la loi normale. Il en est de même pour maths (différence de variable normales indépendantes).
    4. Comme, pour une variable de Gauss, on a maths, il n'y a aucune raison de rejeter cette hypothèse.
  3. En supposant que la population est homogène et distribuée normalement, avec un nombre total d'événements égal à maths, estimer le nombre maths d'objets (de la population totale) vérifiant maths.
    1. La variable réduite associée vaut maths, et la probabilité maths vaut maths. On a donc maths.
    2. Si l'on fait le même calcul en supposant qu'il y a deux populations normales, on trouve respectivement maths et maths individus. Soit un total de maths, à peine différent.
  4. Donner un intervalle de confiance à maths pour le nombre maths. En utilisant le modèle binomial, on obtient un écart-type de maths. Avec un facteur de couverture égal à maths, on obtient maths.

2 Test d'hypothèse (2)

Au sein d'une certaine population, on a prélevé l'échantillon suivant :

maths

et on veut en déduire une estimation de la moyenne maths de la population.
  1. Est-il indispensable pour les calculs qui vont suivre de supposer que la population est distribuée, au moins approximativement, selon la loi normale ?
    1. Les moyennes d'échantillon tendent à se comporter comme des variables normales, même si la population dont les échantillons sont extraits ne suit pas cette loi.
    2. La taille de l'échantillon état faible (11), la "loi des grands nombres" ne pourra pas amortir un trop grand écart par rapport à la loi normale.
  2. Estimer la moyenne maths de la population pour les seuils de confiance maths et maths.
    1. On obtient maths et maths. La quantité maths est notre meilleure estimation possible pour la variance relative aux individus formant la population. La variance de maths considérée comme une variable aléatoire (sur les différents échantillons possibles, de taille maths) est maths.
    2. Pour maths, on utilise maths dans les tables de Fischer. Pour le seuil de maths, la table donne maths. L'encadrement cherché, donné par la formule maths, est donc maths.
    3. Au seuil de maths, le coefficient de Fischer est maths et l'intervalle est maths : on peut tout juste estimer que la moyenne de la population se situe dans l'amplitude de l'échantillon.
  3. Estimer la taille maths de l'échantillon nécessaire pour obtenir un intervalle de largeur maths autour de maths (toujours pour les seuils maths et maths).
    1. Comme le coefficient de Fischer dépend de la taille de l'échantillon, on commence par utiliser le modèle normal (conduisant à une valeur sous-estimée pour maths).
    2. Au seuil de maths, on a donc maths (le facteur maths vient de ce que maths est le diamètre de l'intervalle voulu, et non son rayon). En résolvant, maths.
    3. Pour ces valeurs de maths et maths, le coefficient de Fischer est quasiment égal au coefficient normal. La valeur "exacte" est maths.
    4. Au seuil de maths, on obtient maths, conduisant à maths. D'après la table, le coefficient de Fischer n'est pas très différent du coefficient normal. On peut se contenter d'arrondir (par excès) et donc prendre maths. Le calcul "exact" donne maths.
    5. Dans les deux cas, nous obtenons une estimation de maths à partir d'une valeur très inférieure (maths). Il serait donc illusoire d'espérer mieux qu'un ordre de grandeur : une meilleure réponse est donc "environ maths", "environ maths".

3 Générateur aléatoire

On s'intéresse à la méthode de tir dont les résultats sont les nombres maths et les seuils sont les nombres :

maths

  1. Quel est le facteur de tir de cette méthode ? Quel est le nombre moyen de tirs par nombre engendré ? Quelles sont les probabilités correspondantes ?
    1. On commence par un dessin :

      Figure: La méthode de tir décrite dans l'énoncé.
      maths

    2. Le facteur de tir est le nombre moyen de succès par essai. Ici :

      maths

    3. Le nombre moyen de tirs par nombre engendré vaut maths.
    4. Les probabilités sont proportionnelles aux chances de succès. On a donc :

      maths

  2. Moyenne et écart-type de la population engendrée ?
    1. Par définition, maths.
    2. De même maths. On en déduit maths.
  3. Peut-on utiliser une méthode de tir plus efficace ?
    1. Oui, en prenant 1 comme chances de l'événement de probabilité maximale.
    2. On obtient donc :

      maths

    3. Ce qui donne un facteur de tir de maths.
  4. Déterminer (en donnant les étapes du calcul) la méthode de Walker associée aux mêmes probabilités.
    1. La méthode de Walker consiste à obtenir maths comme facteur de tir en "recyclant les échecs". Il faut donc fabriquer une liste de seuils de décision et une suite de décisions alternatives (appelées maths et maths dans ce qui suit).
    2. On commence par lister les événements avec leurs chances respectives, en normalisant les chances pour que la chance moyenne soit maths (ou bien encore la somme des chances égale au nombre d'événements, ici maths). Il vient :

      maths

    3. L'événement de plus faible chance est le maths. On prend donc maths. La décision à prendre en cas de dépassement de ce seuil est l'événement de plus forte chance. On a donc maths.
    4. On reprend la liste des événements en supprimant l'événement maths et en tenant compte des chances déjà attribuées à l'événement maths. Ses chances résiduelles sont maintenant maths, et il devient le moins probable des survivants. Il vient :

      maths

    5. A l'étape suivante, maths, maths. Et les chances résiduelles de l'événement maths sont maintenant : maths. Il vient : 

      maths

    6. Finalement, on obtient le tableau suivant :
      événement 1 2 3 4 5 6
      seuil 1.00 0.90 1.00 0.80 0.45 0.95
      autre "1" 6 "3" 3 4 1
  5. Quelle est l'espérance et la variance de la variable maths obtenue en faisant la somme de deux valeurs successives (selon l'équation maths) ?
    1. De toutes façons maths.
    2. Et, à cause de l'indépendance, maths.
  6. Comment pourrait-on engendrer directement la variable maths, c'est à dire sans calculer les maths?
    1. Le tableau ci-dessous donne les probabilités des couples maths.

      maths

    2. La probabilité d'une valeur donnée de maths s'obtient par des regroupements de cas, soit :

      maths

    3. On obtient les valeurs :

      maths

    4. On peut vérifier que la somme vaut mathset que l'on retrouve les bonnes valeurs pour la moyenne et la variance.

4 Test du maths

  1. Peut-on accepter l'hypothèse selon laquelle les scores :

    maths

    ont été obtenus selon un processus aléatoire ayant les probabilités données au problème précédent ?
    1. L'effectif de l'échantillon est maths. Les scores théoriques sont donc maths fois la probabilité, soit :

      maths

      Les hypothèses de validité du test (pas de score théorique inférieur à maths) sont vérifiées.
    2. Le calcul du maths donne :

      maths

    3. Comme maths, on a maths et il n'y a pas lieu de rejeter l'hypothèse proposée.
  2. Même question pour les scores :

    maths

    1. L'effectif est maths. Les mêmes calculs conduisent à :

      maths

    2. D'où maths. Il y a grosso modo mathsde chances pour dépasser cette valeur (un calcul exact donne une probabilité de maths). D'où léger doute, mais pas de rejet.

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douillet@ensait.fr
2004-01-21