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Ensait - A2 - Transformation de Laplace


Date: Corrigé du DS du 23/06/2004 - durée 2h00

Durée : 2 heures. Tous documents autorisés.
L'usage d'un ordinateur (et des programmes indiqués en cours) est recommandé.
Le listing des calculs fait sur ordinateur sera joint (deux pages par feuille, folioté).
Le commentaire écrit fera des références précises à cette feuille de calcul.
Dans ce corrigé, les commandes Maple sont en caractères typewriter et les "réponses Maple" au format équation. Comme il se doit, un commentaire en langage ordinaire accompagne le tout. Quelques alias simplifient l'écriture.
alias(H=Heaviside, lap=inttrans[laplace], ilap=inttrans[invlaplace]) ; 

1 Transformée de Laplace directe

  1. On considère la fonction maths définie par maths pour maths, maths pour maths et maths pour maths. Faire un croquis. Exprimer maths à l'aide de la fonction de Heaviside. Calculer la transformée de Laplace maths de la fonction maths. On utilise piecewise, puis on traduit.
    T:=3 ; piecewise(t<0,0,t<2,1-t,0) :  psi:= unapply(collect(convert(%,H), H), t) ;

    maths

    On calcule l'image Laplace.
    vlap:= proc(psi) ; Lap(psi)(p)=lap(psi(t),t,p) ; end :   lap_psi:= vlap(psi);

    maths

    On trace le dessin (cf. fig:La-fonction-psi).
    pl1:= plot(psi(t),t=-1..2*T):  displayg(pl1, tickmarks=[[0,T,2*T],[-1,1]], linestyle=24) ;

    Figure 1: La fonction maths et son image Laplace.
    [Objet]maths[Image]maths

  2. Soit maths définie par maths. Croquis. Image Laplace. La fonction maths s'obtient en répétant trois fois le motif de maths.
    h:= unapply(psi(t)+psi(t-T)+psi(t-2*T),t) : 
    L'image Laplace de maths s'obtient par le théorème des retards (on peut aussi utiliser un calcul direct).
    lap_h:= Lap(g3)(p)=rhs(lap_psi)*(1+exp(-T*p)+exp(-2*T*p)) ;

    maths

    Les mêmes commandes que ci-dessus conduisent aux dessins demandés. Sur la fig:La-fonction-g3, on constate que les images-Laplace de maths et de maths ne diffèrent réellement que pour les petites valeurs de maths (la courbe de maths est au-dessus de l'autre).

    Figure 2: La fonction maths et son image Laplace.
    [Objet.]maths[Images de maths et de maths.]maths

  3. Détailler les calculs de l'image Laplace de l'équation différentielle :

    maths

    Le plus simple est d'utiliser un calcul direct. Il suffit de réintroduire la notation inerte maths.
    eqd:= diff(f(t),t,t)+4*diff(f(t),t)+3*f(t)= g(t) ; ini:= f(0)=-2, D(f)(0)=1 ;

    maths

    maths

    rena:= laplace(f(t),t,p)=Lap(f)(p), laplace(g(t),t,p)=Lap(g)(p) ; 

    maths

    lap_eqd0:= subs(rena, lap(eqd,t,p)) ; 
    maths maths maths  
        maths  

2 Convolutions

  1. Mettre la valeur de maths trouvée en (1.3) sous la forme

    maths

    subs(ini, lap_eqd0) : (op@solve)(%, {Lap(f)(p)}) :  lap_eqd:= collect(%, Lap, factor) ; 

    maths

  2. Déterminer les fonctions maths et maths correspondantes.
    rhs(lap_eqd) : LA,LB:=coeff(%,Lap(g)(p),0), coeff(%,Lap(g)(p),1) ;  A, B:= ilap(LA,p,t), ilap(LB,p,t) : A:= unapply(A, t) ; B:= unapply(B, t);

    maths

    maths

    maths

  3. En déduire la valeur de la fonction maths (utiliser une convolution). La fonction maths décrit la réponse propre du système à un changement de conditions initiales, tandis que maths conditionne la réponse du système à une action extérieure. D'après le cours, maths. Autrement dit :
    sol:= 'A'(t)+Int(g(u)*'B'(t-u), u=0..t) ;

    maths

  4. Résoudre complètement l'équation différentielle maths dans le cas où maths.
    gg:= unapply( exp(-2*t), t);

    maths

    (eval@subs)(g=gg, sol) : (xcombipo@expand)(%) : (normal@simplify@value)(%) : ff:= unapply(%, t); 

    maths

  5. Vérifier le résultat obtenu.
    subs(f=ff, g=gg, [eqd, ini]) : % ; 

    maths

3 Transformation de Laplace inverse

  1. A partir de maintenant, la fonction maths est la fonction périodique, de période maths, qui coïncide avec maths sur l'intervalle maths. Croquis. Image Laplace. La fonction maths s'obtient en répétant indéfiniment le motif de maths. En utilisant le cours, son image Laplace s'obtient par :
    den:=(1-exp(-T*p)) ; lap_g:= Lap(g)(p)=rhs(lap_psi)/den ;

    maths

    Sur la fig:La-fonction-g, on constate que les images-Laplace de maths et de maths diffèrent surtout pour les petites valeurs de maths (ainsi maths alors que maths).

    Figure 3: La fonction maths et son image Laplace.
    [Objet.]maths[Images de maths et de maths.]maths

  2. On définit la fonction auxiliaire maths par maths. Utiliser les résultats précédents pour exprimer maths sous forme d'une combinaison d'exponentielles, les coefficients étant des fractions rationnelles.
    subs(lap_g, lap_psi, lap_eqd) ; normal(rhs(%)*den) :  def_phi:= Lap(phi)(p)= collect( %, [exp(-4*p), exp], factor) ; 

    maths

    convert(rhs(def_phi), list) ; li:= map2(selectremove,has,%,exp);

    maths

  3. Déterminer maths telle que maths. Attention aux signes, et au facteur de Heaviside !
    phi1:= ilap(li[2],p,t)*H(t) ;

    maths

  4. Terminer les calculs et obtenir la valeur de la fonction maths.
    phi20:= ilap(li[4],p,t)*H(t) ; phi2:= subs(t=t+op(1, li[3])/p,%) ; 

    maths

    maths

    phi30:= ilap(li[6],p,t)*H(t) ; phi3:= subs(t=t+op(1, li[5])/p,%) ; 

    maths

    maths

    Phi:= unapply( phi1(t)+phi2(t)+phi3(t), t) :
    Le graphe de maths présente un saut en maths, et les valeurs pour maths ne sont pas nulles.
    vy:= limit(Phi(t),t=0, right),  evalf(limit(Phi(t),t=T, left),2),  evalf(limit(Phi(t),t=T, right),3) ;

    maths

    plot(Phi(t), t=-2..12, linestyle=20) :  displayg(%, tickmarks=[[0,T,4*T],[vy]]) ;

    Figure 4: Graphe de maths.
    maths

     
  5. Indiquer comment obtenir la fonction maths à partir de maths. Tracer le graphe de maths pour maths. On obtient maths par répétition de maths, soit maths. Pour une valeur donnée de maths, cette somme ne comporte qu'un nombre fini de termes non nuls. En particulier, on peut vérifier les conditions initiales sur la 4.

    Figure 5: Graphe de maths.
    maths

    plot(add(Phi(t-T*k),k=0..8),t=-4..20, linestyle=24, color=black);
  6. Montrer que maths admet un régime limite périodique, c'est à dire qu'il existe une fonction périodique maths telle que maths lorsque maths. Écrire les équations permettant de déterminer maths. L'existence d'un régime limite périodique est assurée par le fait que le système est dissipatif (le coefficient de maths est positif) : les conditions initiales finissent par être oubliées, et remplacées par

    maths

    Un peu de calcul conduit à :

    maths


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2004-06-29