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Ensait - E2 - Transformation de Laplace


Date: Corrigé du DS du 13/12/2004 - durée 2h00

Descriptif du travail demandé

  1. Chaque étudiant travaillera de façon isolée (avec le libre accès à ses propres documents et aux cours en ligne).
  2. Le compte-rendu se composera de :
    1. Un compte-rendu expérimental, sous forme d'un listing imprimé et paginé, contenant les procédures, les graphes et les calculs.
    2. Un compte-rendu mathématique, manuscrit ou imprimé, mettant en valeur les résultats obtenus et les méthodes utilisées.
    3. Le document complet sera agrafé et paginé. Vu les lenteurs des imprimantes mises à disposition, imprimer une page par feuille.
  3. Une bonne gestion du temps fait partie des compétences évaluées. Prévoir le temps nécessaire pour les impressions. Faire un essai d'impression dès la première heure. Ne pas oublier les sauvegardes en cours de travail.
  4. L'attention des étudiants est attirée sur le fait que le trafic réseau de leur ordinateur est susceptible d'être enregistré pendant la durée de l'évaluation.

1 Transformée de Laplace directe et convolutions

Dans ce corrigé, les commandes Maple sont en caractères typewriter et les "réponses Maple" au format équation. Comme il se doit, un commentaire en langage ordinaire accompagne le tout. Quelques alias simplifient l'écriture.
macro(H=Heaviside, lap=inttrans[laplace], ilap=inttrans[invlaplace]) ; 
  1. Soient maths des constantes réelles. Déterminer successivement les images Laplace des fonctions :

    maths

    1. L'image Laplace du sinus est maths.
      Par la formule des homothéties, maths.
      Par ailleurs, on sait que maths.
    2. On a donc maths
      et de même maths
    3. On en conclut que :

      maths

  2. En déduire quelle est la fonction ayant pour image Laplace la quantité

    maths

    Une identification élémentaire montre que :

    maths

  3. Détailler les calculs de l'image Laplace de l'équation différentielle :

    maths

    Obtenir la valeur de maths sous la forme :

    maths

    Déterminer les fonctions maths et maths correspondantes.
    1. On écrit tout cela sous Maple:
      eqd:= diff(f(t),`$`(t,2))+diff(f(t),t)+37/4*f(t)=g(t) ;
      ini:= f(0)=-1/2, D(f)(0)=1 ;
    2. On transforme l'équation différentielle en maths en une équation ordinaire en maths :
      lap(eqd,t,p) ; subs(ini, %) : (op@solve)(%, {lap(f(t),t,p)}) :  
      lap_eqd:= collect(%, laplace) ;

      maths

    3. On isole maths, maths et on calcule les fonctions maths, maths :
      lapg:= lap(g(t),t,p) ; rhs(lap_eqd) ;  
      LA,LB:=coeff(%,lapg,0), coeff(%,lapg,1) ;  
      A, B:= invlap(LA,p,t), invlap(LB,p,t) :  
      A:= unapply(factor(A), t) ; B:= unapply(B, t) ;

      maths

      maths

      Bien entendu, on retrouve le résultat général des questionsenu:quest_unet 2.
  4. En déduire la valeur de la fonction maths (utilisant une convolution). On sait que la transformation de Laplace est linéaire, et que le produit des images est l'image de la convolution des originaux. On a donc :

    maths

  5. Résoudre complètement l'équation différentielle maths dans le cas où maths. Il suffit de particulariser la valeur de maths. (eval@subs)(g=gg, sol) ; solf:= collect(value(%), exp, combine) ;

    maths

  6. Vérification du résultat obtenu. Graphique de la solution. Qu'y a-t-il à remarquer ?
    1. On vérifie : (ASSERT@simplify@eval@subs)(f(t)=solf, g=gg, eqd) ;
    2. On trace la courbe (ainsi que les conditions initiales), obtenant fig:g-cos :
      f(0)+x*D(f)(0) ; pl0:= plot(subs(ini, %), x=-0.5..1, color=blue) : 
      display(pl0, plot(solf, t=-0.5..25), tickmarks=[[0,10,20],[-1/2,1/2]]) ;
    3. Comme il se doit, la condition initiale est tangente à la courbe. On constate en outre que la fonction maths évolue vers un régime limite, de même période que la fonction excitatrice.

Figure 1: Graphe de la solution lorsque maths.
maths

2 Transformation de Laplace inverse

  1. Soit maths la fonction déterminée par la fig:La-fonction-psi (maths pour maths ou maths).

    Figure 2: Les deux fonctions maths.
    mathsmaths

    Exprimer maths à l'aide de la fonction de Heaviside. Donner sa transformée de Laplace.
    1. Pour la première fonction proposée, on part de 0 avec une pente maths, puis on tourne en maths avec une pente maths (soit un changement de pente de maths) et on tourne en maths, avec un changement de pente maths. On a donc ;

      maths

    2. Pour la deuxième fonction proposée, les changements de pente sont successivement maths et maths. On obtient donc :

      maths

      Dans les deux cas, la somme des changements de pente est nulle.
    3. La fonction maths étant décomposée en une somme de termes dont chacun est exprimé en fonction de la variable retardée, l'image-Laplace s'obtient aisément. Il vient :

      maths

      maths

    4. Un développement en série en maths donne maths et le terme constant, étant le terme dominant, est l'aire sous la courbe de maths, soit maths.
  2. A partir de maintenant, la fonction maths est la fonction périodique, de période maths, qui coïncide avec maths sur l'intervalle maths. Croquis. Image Laplace.
    1. On peut obtenir le dessin de maths en se limitant aux termes visibles. Par exemple maths permet le tracé de la fig:La-fonction-g.
    2. On peut aussi donner une expression formelle de maths. Définissant la fonction maths par maths, on a maths.
    3. L'image-Laplace s'obtient dans les deux cas par

      maths

    4. On remarque que, maintenant, les développement limités, en maths, des images-Laplace sont, respectivement, maths et maths. Dans les deux cas, le terme dominant étant d'ordre maths, le coefficient est égal à la limite pour maths de la valeur moyenne de la fonction sur un intervalle maths. La fonction étant périodique, cette moyenne est égale à la moyenne sur une période, soit maths.

    Figure 3: Les deux fonctions maths.
    mathsmaths

  3. On définit la fonction auxiliaire maths par maths. Utiliser les résultats précédents pour exprimer maths sous forme d'une combinaison d'exponentielles, les coefficients étant des fractions rationnelles. On trouve respectivement

    maths

    maths

  4. Détailler les calculs permettant d'obtenir la valeur de la fonction maths. La technique de résolution consiste à trouver l'image-Laplace inverse de chacune des fractions rationnelles, puis à procéder à un décalage temporel pour tenir compte de l'exponentielle.
    1. On calcule le terme sans exponentielle
      lap_phia0:= remove(has, lap_phia, exp)  
      convert(%, parfrac,p) ; phia0:= invlap(%,p,t)*H(t) ;

      maths

      maths

    2. Puis le terme en maths
      lap_phia1:= select(has, lap_phia, exp(-T*p)/exp(-T*p); 
      convert(%, parfrac,p) ; invlap(%,p,t)*H(t) ; phia1:= subs(t=t+T, %) ;

      maths

      maths

      maths

    3. De même avec le dernier terme. On obtient :

      maths

      maths

    4. On obtient maths. A cette étape, il est plus commode de passer en valeurs décimales.
      Digits:=20 : phia0+phia1+phia2 : expand(subs(3*t=theta, %)) :  
      collect(%, [exp(-t/2), cos(theta), sin(theta)], evalf, distributed) :  
      subs(theta=3*t, %) : Phia:= unapply(%,t) ;

      maths

    5. De même, on obtient :

      maths

    Figure 4: Les deux fonctions maths.
    mathsmaths

  5. Indiquer comment obtenir la fonction maths à partir de maths. Tracer le graphe de maths pour maths.
    1. La fonction maths n'étant pas nulle en dehors de maths, la fonction maths n'est pas périodique. Il n'en reste pas moins que la fonction maths vérifie la relation :

      maths

      Dans cette expression, nous avons une série formelle mais, pour une valeur fixée de maths, seul un nombre fini de termes interviennent (les termes avec maths ne sont pas encore réveillés à la date maths).
    2. On trace le graphe de maths en ne prenant que les termes ayant une contribution visible, et on obtient la fig:La-fonction-f.

    Figure 5: Les deux fonctions maths.
    mathsmaths

  6. Montrer que maths admet un régime limite périodique, c'est à dire qu'il existe une fonction périodique maths telle que maths lorsque maths.
    1. On constate sur la fig:La-fonction-f que la fonction maths admette un régime limite périodique. Ce fait est dû à la fois au caractère dissipatif du système (qui fait "oublier" la condition initiale) et à la périodicité de la fonction excitatrice.
    2. Au passage, on vérifie que maths est une fonction continue à dérivée continue en maths. En particulier, on voit sur la fig:La-fonction-phi que le saut de maths en maths compense exactement le saut en maths.
    3. La fonction maths est donc continue à dérivée continue en tout point. Pour ce qui est de maths, cette fonction est continue partout où maths est continue, c'est à dire pour tout maths non multiple exact de la période.
  7. Tracer le graphe de maths. Obtenir une expression exacte de la fonction maths (on pourra utiliser evalf et se contenter d'une expression "en virgule flottante").
    1. Pour obtenir le graphe de la solution stationnaire limite, le plus simple est d'avancer maths d'un nombre suffisant de périodes. Dans cet exemple, il suffit de faire maths dans
      fkx:= add(Phib(t-T*(k-K)),k=0..4*T):
      et d'utiliser cette expression sur l'intervalle maths.
    2. On peut obtenir une expression exacte de maths en donnant une expression explicite de la somme fkx et en passant à la limite maths, pour maths restant dans maths. Il est plus simple d'utiliser l'existence de la solution périodique et de se contenter de déterminer la condition initiale qui conduit à cette solution. On augmente la précision des calculs par Digits:=20; et l'on vérifie que mathsest assez grand en constatant que les résultats ne bougent plus quand maths augmente encore. On a
      gamma(0)=limit(fkx, t=0, left), D(gamma)(0)=limit(diff(fkx,t), t=0, left) ;

      maths

      maths

Remarque hors sujet. Il est intéressant de comparer les solutions maths et maths. Les fonctions maths commencent de la même façon (sous l'action des conditions initiales). Puis ces fonctions diffèrent de plus en plus jusqu'à maths. A partir de maths, la différence entre ces fonctions tend vers 0 plus vite que ces fonctions ne tendent elles-mêmes vers 0. Pour ce qui est des fonctions maths, elles évoluent vers des solutions périodiques différentes, déphasées et de formes différentes. Il n'y a que la période limite qui soit la même (T, celle de maths).

[Comparaison des fonctions maths.]maths[Comparaison des fonctions maths]maths


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douillet@ensait.fr
2005-01-26