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Subsections
Hypothèse : on se limite aux ensembles
inclus dans
un ensemble
fixé, autrement dit, on suppose
.
Definition A.1.1
La fonction caractéristique de l'ensemble

est la fonction

définie par

lorsque

et

lorsque

(rappel :

).
Definition A.1.2
Pour un ensemble fini, on a

.
Proposition A.1.3
Pour
, on a
puisque
est défini par
.
Proposition A.1.4
Pour
, le complémentaire de
, c'est à dire
,
on a
.
Proposition A.1.5
Pour
, on a
.
En effet, la formule
aurait pour effet de compter
deux fois les éléments commune à
et à
: il convient donc
de soustraire les éléments communs.
Theorem A.1.6 (Morgan)
Pour
, on a donc
Qui se factorise en
.
Prouvant que
. L'autre
formule se démontre de même. On a donc :
 |
(A.1) |
FIG. A.1:
Visualisation de la formule
.
|
|
Remark A.1.7
Critique : le problème de base en théorie des ensembles est d'être
certain que l'on n'est pas en train utiliser le résultat à démontrer
au cours de la démonstration de ce résultat. Or la notion de fonction
nécessite celle d'ensemble et ... les ennuis commencent. En bref,
nous avons montré : "si la théorie des ensembles est cohérente,
alors la formule de Morgan s'applique".
Remark A.1.8
On notera la ressemblance entre les formules pour

(la mesure
de dénombrement) et les formules pour

(la mesure de probabilité).
Definition A.2.1
Loi géométrique :

veut dire :

prend ses
valeurs dans

et

proportionnelle à

.
Proposition A.2.2
Formules :
Exercise A.2.3
Tester numériquement ces formules pour

. Les démonter dans
le cas général. Calculer les moments et les moments centrés correspondants.
A.3 Passage de la loi binomiale à la loi de
Gauss
- Notations. Soit
une variable binomiale de paramètres
(le
nombre total d'essais) et
(la probabilité de succès à une épreuve
élémentaire). On pose
et
. On a
.
- Variable réduite. On sait que
et
.
La variable réduite
associée à
est
,
soit
.
- Changement de variable. On peut vérifier que
et
. On sait que la probabilité
se représente par une surface (bâton d'un histogramme, tranche d'Archimède
dans un graphe). Pour
fini fixé, on a évidemment
.
La hauteur des rectangles dans l'histogramme en
vaut
et la hauteur des rectangles de l'histogramme en
(que nous allons
noter
) vaut
. Comme
et
, on part donc
de
- Formule de Stirling (version faible). Posons
et
. Les techniques usuelles de développement
limité conduisent à ,
On en conclut que
, c'est à dire le
quotient de
par la moyenne géométrique des
premiers nombres
entiers tend vers
.
- Formule de Stirling (version forte). americanPosons
,
et
. Les techniques usuelles de développement
limité conduisent à
En sommant des équivalents,
admet une limite finie et il
existe une constante
telle que :
 |
(A.2) |
- Dans ce qui suit, on fixe
et on fait augmenter
vers
+
. On a donc successivement :
- Développement limité. En posant
et
,
on obtient
.
En substituant
et
,
les techniques usuelles de développement limité donnent :
- En combinant et en passant aux exponentielles, on a donc :
montrant la convergence
.
- Enfin, la constante
est déterminée par le fait que la probabilité
totale est constante... et vaut donc
. Pour déterminer la valeur
de l'intégrale de Gauss, i.e. :
on en calcule le carré. Il vient
Passant en polaire, on obtient
- On en déduit que la constante dans la formule de Stirling vaut
.
La valeur limite de la densité de probabilité de la variable réduite
est donc donnée par :
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2007-12-14