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Sous-sections

1 Directives hardware

Les remarques ci-dessous ont été inspirées par "quelques années" de pratique. Elles sont largement indépendantes du système utilisé. Les indications $ SuSE-xx$ sont des indications de datation (système en cours d'installation à ce moment-là).

1.1 nvidia = never ever

1.2 Quelques autres mises en garde

  1. Lors d'une action sur le matériel, couper l'interrupteur placé sur l'alimentation électrique (pas celui en façade), car bien des choses restent sous tension (fonction Wake on Lan par exemple). D'ailleurs, il y a souvent une led à côté des barrettes mémoire qui sert de rappel à l'ordre.
  2. Lors d'un changement de carte graphique, déconnecter les disques afin de pouvoir rebooter "en aveugle" autant que de besoin (hardware setup, AGP 4x, wait states etc.). Ne pas être prétentieux, il est bien rare que cela fonctionne du premier coup.
  3. Lors d'une intervention majeure sur le système, faire une copie de /root dans /home/root, puis déconnectez le disque contenant les données (car -bien entendu- vous n'avez pas eu la stupidité de placer le répertoire /home sur le même disque que le système).
  4. Le plus rapide est toujours de procéder à une installation from scratch, sur un nouveau disque (cf Subsection A.2). Ne montez l'ancien disque qu'en lecture seule, et encore quand vous commencez à avoir le contrôle sur le nouveau système.
  5. Utiliser exclusivement l'installation à partir d'un DVD bootable (et jeter les machines qui ne permettent pas cela). Il y a toujours quelque chose qui foire, et il est insupportable de jouer aux disquettes, aux changements de CDROM, et puis quoi encore (cf Subsection A.1). Faire une copie du DVD, et archiver.
  6. Bien entendu, vous avez une copie de tous les fichiers de configuration que vous avez modifié, avec la liste des raisons pour lesquelles... (batch qia~ ). Prendre l'habitude de ne rien modifier directement, mais d'écrire des batchs qui feront les modifications. Cela gagne un temps précieux car cela permet de comprendre ce qui ne marche plus.

1.3 Ventilateurs

Les ventilateurs sont en permanence une source de bruit, et occasionnellement une source de pannes. Les éléments de comparaison sont la vitesse (rpm), le débit d'air (1 m3/m = 35.315 cfm) et le niveau de bruit (dB). Pour les ventilateurs à vitesse variable, c'est principalement le bruit qui augmente avec la vitesse. La grande méthode pour diminuer le bruit est d'augmenter la taille, permettant de diminuer la vitesse de rotation tout en restant efficace. La TAB. 2 donne quelques chiffres à ce sujet ($ SuSE-9.3$).


TAB. 2: Quelques données sur les ventilateurs
\begin{tabular}{\vert c\vert c\vert c\vert c\vert c\vert c\vert}
\hline
ventila...
...end{rawhtml}& 1400 & 1.27 m3/m = 45cfm & 18\tabularnewline
\hline
\end{tabular}


Autre cause de bruit : la poussière qui se colle sur les pales et donne du balourd à la partie tournante. Il est indispensable de déposer et nettoyer tous les ventilateurs lors de la visite annuelle.


1.4 Commutateur KVM

KVM = Keyboard Video Mouse. Il s'agit de commander plusieurs ordinateurs à l'aide d'un seul ensemble Écran Clavier Souris. Plusieurs tentatives bancales conduisent à "mettre le prix" pour une solution efficace. En tout état de cause, les taux de rafraîchissements actuellement utilisés nécessitent des câbles vidéo blindés (avec ferrite).

  1. Permutateur manuel Écran_15, Clavier_gros, Souris_série.

  2. Commutateur usb Écran_15 et 4 ports usb. Modèle "Pearl master View" 150€+ $ 2\, x\,$câbles à 4€. Simplifie le câblage (un fil de moins par ordinateur).

  3. Commutateur Écran_15, clavier_fin, souris_ps2_série. Modèle "Black Box ServSwitch personal 4 ports" 270€+ $ x$ câbles pieuvre à 18€.

    1. Commutation entre les ordinateur par le clavier $ \left[Ctr\right]\,\left[Ctr\right]\, L\,\left[Ret\right]$, où la lettre est Q, B, C, D (clavier us...). Possibilité d'empiler et de contrôler 16 postes.
    2. Pas rencontré de problèmes à ce jour.
    3. Il y une commande de resynchronisation de la souris :

      $ \left[Ctr\right]\left[Ctr\right]\, ZM\,\left[Enter\right]$ when mouse jumps and hugs screen

      $ \left[Ctr\right]\left[Ctr\right]\, MR\,\left[Enter\right]$ when a ps/2 mouse is inoperable

      $ \left[Ctr\right]\left[Ctr\right]\, MW\,\left[Enter\right]$ when an intelli-mouse is inoperable

1.5 Onduleurs

Ce composant assure trois fonctionnalités différentes.

  1. Protection contre les surtensions : absolument indispensable.
  2. Continuation en cas de micro-coupure : nécessite une puissance suffisante pour tenir compte du nombre d'ordinateurs et des accessoires (switchs).
  3. Permettre un shutdown propre en cas de coupure de courant. Cette fonctionnalité nécessite soit une automatisation du processus (=pas encore étudié) soit, au minimum, une puissance assurant un délai suffisant pour procéder à la main : en particulier l'écran doit lui aussi rester fonctionnel.
Il faut, de temps à autre, procéder à un test du comportement des onduleurs, ordinateurs éteints et charge assurée par un groupe de lampes à incandescence de puissance adaptée.

1.6 Accessibilité des disques IDE et SATA

  1. Le plan d'affectation des disques est une chose sensible. Il faut tenir compte des comportements du BIOS, et des divers systèmes d'exploitation. Et des changements d'une version à la suivante.
  2. Performances : il ne faut pas plus d'un disque dur par nappe ide. Cela figure dans les how-to (http://unthought.net/Software-RAID.HOWTO/Software-RAID.HOWTO.html), et cela est confirmé par l'expérience. La bonne méthode (depuis $ SuSE-9.3$) est de passer aux disques SATA. L'ancienne façon était d'installer des cartes IDE-RAID (fournissant des contrôleurs ide supplémentaires).
  3. Les lecteurs IDE de CDROM ou de ZIP ne sont pas reconnus par ces "cartes IDE-RAID", imposant de positionner ces lecteurs sur les gestionnaires par défaut (carte mère), et de déporter les "vrais" disques durs sur les gestionnaires supplémentaires.
  4. Le BIOS considère que les disques gérés par des cartes IDE-RAID ou des contrôleurs SATA sont des disques SCSI.
  5. En tout état de cause, la led "activité disque" doit être éteinte dans les périodes inactives. Son maintien dans l'état allumé signale le dysfonctionnement d'un composant. Dans le cas IDE, cela se répercutera sur l'autre composant monté sur le même câble.
  6. Attention aux cavaliers des disques durs. Sur les disques WD400BB, le cavalier en position "DS" code pour master avec slave présent. Si le slave n'est pas présent, le disque n'est pas reconnu. Il faut donc enlever le cavalier.
  7. ($ SuSE-8.1$) Les disques ultra-ata nécessitent des câbles 80 fils. Il semble que les câbles ronds sont "cable select" : le master doit impérativement être en bout de câble et le slave en position intermédiaire.

\begin{algorithm}
% latex2html id marker 385
[tbph]
\vskip 0.5 em\verbatiminput{Inclu_a_installx/mk_dvd.txt}
\par
\caption{Le batch mk\_dvd
}
\par
\end{algorithm}


1.7 Cartes et disques IDE-RAID

Ne sautez pas cette section sauf si vous êtes absolument sur de ne pas vouloir installer à un moment ou un autre une grappe raid sur votre ordinateur.

1.7.1 Les disques et leurs noms unix

  1. Il est important de pouvoir démarrer le système en ayant démonté physiquement les disques réservés aux données. Par conséquent, il faut que le disque système soit situé de façon à ne pas voir son nom changer lorsque l'on déconnecte les disques de données. Ceci s'applique à la fois aux noms bios et aux noms unix.
  2. Lorsque l'on utilise des disques SATA (à partir de $ SuSE-9.3$), leur noms /dev/sdx dépendent non seulement de leur place matérielle mais aussi de la présence ou non des disques situés avant eux (comportement habituel des périphériques SCSI). Le disque système doit donc être le premier pour que son nom ne change pas quand les données sont déconnectées.
  3. Jusqu'à la $ SuSE-10.2$, on avait "assez souvent" une correspondance simple entre les noms bios et les noms unix. La TAB. 3 décrit le comportement constaté avec la $ SuSE-8.1$, les cartes Paradise (1095:0649 et 1095:0680) et la machine moonlight. Avec la $ SuSE-11.0$, ce comportement a changé. Il n'y a plus de /dev/hdx, ni pour les disques durs (qui deviennent /dev/sdx même en ide), ni pour les lecteurs de cdrom (qui deviennent /dev/sr0).


    TAB. 3: Correspondances bios/unix pour les disques durs

    bios 0x80 hd-1 hd-2 hd-3 hd-4 hd-5 hd-6 hd-7 hd-8
    post


  4. La commande hwinfo -disk fournit trois désignations. Par exemple :
    /dev/sdb 
    /dev/disk/by-path/pci-0000:03:0a.0-scsi-1:0:0:0 
    /dev/disk/by-id/SATA_Maxtor_6Y160M0_Y45N3FFE 
    Avec la $ SuSE-11.0$, les désignations by-id sont utilisées dans /etc/fstab.
  5. Performances : il ne faut pas plus d'un disque par nappe ide. Cela figure dans les how-to (http://unthought.net/Software-RAID.HOWTO/Software-RAID.HOWTO.html), et cela est confirmé par l'expérience. Cette remarque ne concerne pas seulement le service normal, mais aussi (voire surtout) la reconstruction des grappes raid... et il y en a souvent. Il est donc nécessaire de disposer de nappes ide supplémentaire : c'est le but des cartes IDE-RAID.

1.7.2 Géométrie des disques

  1. La réalité matérielle (inaccessible) des disques durs de moins d'un siècle est d'avoir plus de secteurs sur les pistes externes que sur les pistes internes. Tout ce qui passe à travers le cable disque est recodé en adresses logiques, par une méthode ou une autre.
  2. Par conséquent, l'ancienne description CHS (cylinder/head/sector) n'est qu'une abstraction, tandis que la description LBA (linear base address) donnant le numéro global du secteur est plus proche de la réalité... mais nécessite quatre octets à chaque fois. On a $ LBA=(s-1)+h\times S+c\times S\times H$, de sorte que $ s$ commence à $ 1$ tandis que les autres commencent à 0.
  3. La méthode de codage change tout le temps car le nombre de bits attribués au codage est à chaque fois adaptée à la capacité du moment, pas à la capacité future des périphériques de stockage. En outre, $ h\in\left[0,\,255\right]$ donne $ H=256$ valeurs, mais $ H$ ne peut pas être stocké dans le même format que les $ h$ (un octet). Et donc, en fait, $ h\in\left[0,\,254\right]$ fournissant $ 255$ valeurs.

      C H S secteurs octets
    PC/XT

  4. Les termes "géométrie physique" et "géométrie logique" désignent deux abstraction et P-CHS n'est pas plus physique que l'autre. Il se trouve que le master boot record MBR décrit les partitions en utilisant L-CHS+LBA. Les disques bootables doivent dont être interprétables par le bios (quitte à perdre un peu de place) tandis que les disques de données seront interprétés par le système.
  5. Les gestionnaires automatisés ont des réglages par défaut, et ne connaissent pas la décomposition en nombres premiers. Les valeurs de $ H$ et $ S$ sont mises au maximum, et $ C$ est obtenu par division entière. Par conséquent, la capacité disque en est réduite (car fdisk utilise la description L-CHS).

      C H S secteurs octets
    "real"

  6. Il est préférable que la géométrie logique des futurs disques raid soit identique à leur géométrie physique. S'en assurer par la commande hwinfo -disk.

    # hwinfo -disk

      Unique ID: nBbg.jqPzDkLNGs7

      Model: "WDC WD400BB-00DEA0"

      Revision: "05.03E05"

      Serial ID: "WD-WCAD12736912"

      Device File: /dev/hda

      Geometry (Physical): CHS 77545/16/63

      Geometry (Logical): CHS 4865/255/63

      Attached to: #4 (IDE interface)

  7. En cas de différence, supprimer toutes les partitions des disques concernés. Puis toutes les descriptions hardware sauf une. Modifier à la main le fichier en recopiant "matériel" sur "logique". Ne pas hésiter à faire du ménage dans les descriptions, c'est à dire virer les descriptions de matériels qui ne sont plus présents.
  8. Pour la $ SuSE-9.3$, les descriptions des disques sont dans le répertoire /var/lib/hardware/unique-keys et la commande hwscan -list | grep disk | grep -v storage | sort permet d'en récupérer la partie utile.
  9. A partir de $ SuSE-10.2$, ces descriptions sont dans /var/lib/hardware/udi/org/freedesktop/Hal/devices et le batch qyh_docs_hardware permet d'en récupérer la partie utile.
  10. Pour $ SuSE-11.0$, le format de descripteur est passé en xml
    hwinfo.res.diskgeometry = { '7297,255,63,1', '58150,16,126,2', '1023,255,63,3' }
    avec 1=physical, 2=logical, 3=legacy. Et diskgeometry est réécrit automatiquement (de la façon écrite ci-dessus) à chaque appel de Yast2 $ \triangleright$System $ \triangleright$Partitionner.
    Comme une partition spare ne peut pas être intégrée dans une grappe si sa taille est trop faible, il faut utiliser fdisk à la main, passer en mode expert, positionner les valeurs c=116301, h=16, revenir en mode non expert et finir par créer la partition.

1.7.3 Construction d'une grappe raid à partir de disques vides

  1. Cette section NE DÉCRIT PAS comment reconstruire une grappe contenant déjà des données (les données ne seront pas redonnées).
  2. Il est commode de créer les partitions physiques à l'aide du partitionneur YaST2, c'est à dire kdesu kcmshell YaST/System/yast2-storage-Partitioner. Une seule partition sur chaque disque, de même taille. L'idéal est évidemment d'avoir des disques identiques (deux disques actifs pour raid-1, trois disques actifs ou plus pour raid-5 et un disque spare). Pour chaque partition, choisir le type linux raid (=0xfd), option ne pas formater.
  3. A nouveau : cette section ne concerne que les disques VIDES. Pour le réassemblage d'une grappe non vide, voir les sections suivantes.
  4. Utiliser YaST2 pour créer la partition raid /dev/md0. Ne pas se préoccuper pour l'instant des disques spare : inclure seulement les disques actifs. Dans les temps anciens, on constatait la création d'un fichier /etc/mdadm.conf contenant la signature identifiant les partitions appartenant à la même grappe. Maintenant, la description est contenue dans le superblock de chacune des partitions.
  5. Vérifier le nombre de secteurs de la grappe ainsi constituée. Si l'un des disques a été mal décrit, la taille de la grappe s'adaptera au disque "le plus petit".
  6. Le programme de gestion est maintenant (depuis $ SuSE-10.2$) mdadm. Les anciens gestionnaires tels raidtools ou mkraid et utilisant le fichier /etc/raidtab sont hors maintenance. Les oublier complètement.
  7. La documentation howto est totalement obsolète (2004, alors que l'on est en 2009). Les pages man ne sont pas d'une grande clarté. Le web est encombré de vieilleries et de l'habituel bruit blanc des listes de propagation d'erreurs. Tout relire plusieurs fois et ne faire des essais que sur des systèmes vides (=sans données à écraser). On pourra consulter http://www.linuxdevcenter.com/pub/a/linux/2002/12/05/RAID.html.
  8. Utiliser YaST2 pour formater la "partition" /dev/md0 (avec ext3, anciennement reiserfs) puis la monter en /home.
  9. Pour ajouter un disque spare à une grappe, "un peu" de recherche conduit à http://www.issociate.de/board/goto/1024674/ et à
    mdadm -manage /dev/mdx -add /dev/sdxx
    En effet, ajouter un disque à une grappe dont tous les disques devant être actifs sont effectivement actifs a pour effet de mettre le nouveau disque en réserve.
  10. Pour que le nouveau disque vienne s'ajouter à la liste des disques actifs (d'une grappe raid1), donnant lieu à trois images-miroir de la même partition, il aurait fallu modifier ce nombre par :
    madam -grow /dev/mdx -m3

1.7.4 Informations quand tout va bien

  1. Requête de base : cat /proc/mdstat. La lettre U veut dire "up" (=cela marche), tandis que le "_" signale une panne ou bien une reconstruction en cours. Dans ce dernier cas, un état d'avancement est donné.
  2. Description d'une grappe : mdadm -query -detail /dev/md0 c.à d. mdadm -D /dev/md0
  3. L'assemblage se fonde sur la comparaison des UID et du nombre d'événements traités par chaque disque. Utiliser mdadm -E /dev/sdb. Exemple :
    UUID : 0486bda4:3f72fcce:cac66815:43d988f8  
    Events : 0.7255222
  4. Le batch qyR fait tout cela (Listing 3). Imprimer toutes ces informations et les mettre "en lieu sûr". Lorsque vous en aurez besoin, le disque ne sera plus utilisable.


    \begin{algorithm}
% latex2html id marker 516
[htbp]
\vskip 0.5 em
\par
\verbatim...
...nstallx/qyR_docs_Raid.txt}
\par
\caption{qyR\_docs\_Raid.
}
\par
\end{algorithm}

1.7.5 Transfert d'une grappe raid sur un autre système

  1. Procéder de façon paranoïaque : les données ne seront pas redonnées.
  2. Faire des essais sur une autre grappe, spécialement créée pour la circonstance. Cela prend certes une demi-journée, mais... combien prend la reconstruction des données perdues ???
  3. Ne pas utiliser YaST ou tout autre gestionnaire automatisé pour procéder à la resynchronisation. Il y aura toujours quelque chose qui aura été modifié, ou que vous aurez oublié, ou que vous aurez compris de travers. Si la grappe est mal décrite, elle se "resynchronisera" conformément à la mauvaise description... écrasant tout.
  4. Collecter les descripteurs figurant en tête de chaque partition RAID : mdadm -E /dev/sdc1 etc. S'il s'agit effectivement d'un simple transfert d'une grappe fonctionnant correctement, les différents disques "disent la même chose". Par exemple :
    UUID : e3a7c31f:0f9ef533:b3e3e085:79a7a1ac  
    Raid Level : raid1 ; State : clean ; Active/Working/Failed/Spare Devices : 2/3/0/1 
    Events : 0.14
  5. Autre exemple :  
    Raid Level : raid5 ; Array Size : 117230336 ; Used Dev Size : 58615168 ;  
    State : clean ; Active/Working/Failed/Spare Devices : 3/3/0/0 
    Layout : left-symmetric ; Chunk Size : 128K 
    UUID : 77ae8398:24a2e304:105c9ab2:7f648a8a ; Events : 0.172
  6. Copier le fichier /etc/mdadm.conf depuis une autre machine (ou réutiliser celui laissé par l'essai...).
    DEVICE partitions 
    ARRAY /dev/md0 level=raid1 UUID=e3a7c31f:0f9ef533:b3e3e085:79a7a1ac
  7. La commande mdadm -D /dev/md0 indique que la grappe n'est pas assemblée.
  8. Assembler le tout avec mdadm -assemble -no-degraded. Modifier /etc/fstab pour indiquer le point de montage (ou le faire avec YaST une fois que la partition /dev/mdo est devenue visible). Attention à ne rien formater par erreur.

1.7.6 Gestion des pannes

  1. Gérer les problèmes de façon paranoïaque. Si une grappe raid1 (miroir) se désynchronise (cable débranché) il n'est pas impossible que le disque actif subisse un problème pendant ce temps là. Il ne faut donc pas resynchroniser les deux disques, mais monter un disque vide avec le disque le plus actuel (et garder l'autre disque pour un remontage éventuel en cas de panne).
  2. Plus généralement, une grappe raid a comme seul objectif ... faire face à la panne d'un seul disque. La reprise sur plantage ou sur panne de courant n'est pas assurée. Deux disques ide sur la même nappe est une quasi certitude de chagrin : lorsqu'un disque tombe en panne, l'autre devient souvent inaccessible.
  3. L'option -force de mdadm est soumise à un double verrouillage... mais finit par être exécutée (perte définitive des données non sauvegardées en cas de fausse manoeuvre).
  4. Il est INDISPENSABLE de procéder à plusieurs "exercices d'incendie" pour bien vérifier ce qu'il faut faire pour remplacer un disque tombé en panne (c'est le but de raid1/raid5, n'est-ce pas ?). La commande "raidhotadd" est
    mdadm -manage /dev/mdx -add /dev/hdxy
    à exécuter sur un groupe démarré (mdadm -As) mais démonté (umount). Le disque remplaçant doit évidemment être configuré au préalable. Compter une heure d'écriture durant laquelle les performances machine seront à peu près nulles.

1.7.7 Réparer un disque qui a eu des malheurs

  1. Pour commencer, installer le disque à traiter sur une autre machine (les données ne seront pas redonnées).
  2. cp /dev/malheur /root/dir-copy 
    mount -t type -o loop /root/dir-copy /mnt
    Objectif : disposer d'une copie utilisable sans risques

1.8 Remarques sur le partitionnement

  1. Le partitionnement doit être effectué de façon réfléchie, car il est difficile à modifier par la suite. Évidemment, on ne sait pas à quoi réfléchir avant d'avoir eu des problèmes...
  2. Un objectif prioritaire est de séparer les données de tout le reste. Un disque supplémentaire coûte 100€. Combien coûtent les données perdues ? Par ordre décroissant de coût (et de sécurité) on peut placer le répertoire /home sur

    1. une grappe raid, en mode 5 (stripped+mirrored) avec 3+ disques IDE ou SATA et un disque spare.
    2. une grappe raid, en mode 1 (mirrored) avec 2 disques IDE ou SATA
    3. un disque IDE séparé
    4. une simple partition sur le disque système.
    Pour le reste, un seul disque rapide est suffisant.

  3. Partitions : tout ce qui boote doit être en début de disque (avant les limitations diverses), et il n'y a que quatre partitions (primaires) possibles. Dans l'ordre des partitions :

    1. La meilleure méthode : swap, racine (avec /boot et /user inside)
      Une grappe raid pour /home
      Un autre disque pour winxx
    2. Ancienne meilleure méthode ($ SuSE-8$) : /boot (circa 16Mo), swap, racine... etc
    3. Alternative sans winxx : /boot (circa 16Mo), swap, racine et /home.
    4. Alternative avec winxx : /boot (circa 16Mo), swap, winxx, partition étendue
      Deux partitions logiques : une pour racine, une autre pour /home.
      Caveat : les numéros des partitions étendues changent en cas de suppressions : ne pas leur donner exactement la même taille, cela permet de les distinguer.

    TAB. 4: Sans disque RAID.
    \begin{tabular}{\vert c\vert\vert c\vert c\vert c\vert c\vert c\vert c\vert c\ve...
... / & home\tabularnewline
Go & & & & & & & \tabularnewline
\hline
\end{tabular}



    TAB. 5: Avec disques RAID.
    \begin{tabular}{\vert c\vert\vert c\vert c\vert c\vert c\vert\vert c\vert c\vert...
... & \multicolumn{4}{c\vert}{111.8Go, Reiser}\tabularnewline
\hline
\end{tabular}


    Rappel: la seule partie utile d'un tel barnum est constituée par les données, c'est à dire le répertoire /home (qui, bien sûr, contient une copie à jour de /root et de /var). Pour utilisation avec une grappe raid, il peut être utile de laisser une partition "home-like" sur le disque système, pour permettre une sauvegarde supplémentaire des données fragiles.

  4. Résidus archéologiques

    1. /dev/sda sur mona est un ''gros disque'', utilisé en remplacement d'un disque en panne. Qu'est-ce que la partition hyber ???.
    2. les disques /dev/hde et /dev/hdg de moonlight commencent par une partition de un cylindre. Pourquoi ???.
  5. (jusqu'à $ SuSE-9.3$) Choix du file system = reiserfs. L'implémentation des fichiers "ext2" avec le système de liens par inodes est fragile. Il suffit d'une coupure de courant pour que le disque devienne illisible. Le système reiserfs semble plus robuste de ce point de vue (ne pas y croire de trop). En tout cas, il est plus facile à remonter après plantage.
  6. ($ SuSE-10.2$) Le file système par défaut est maintenant "ext3". Nous avons suivi cette recommendation sans plus étudier le pourquoi de ce changement.

1.9 Informations sur le matériel

  1. Il est indispensable de recueillir l'identifiant numérique des matériels et de le recopier sur les manuels, les boites des drivers, etc. Se méfier des noms fantaisie qui ne seront pas reconnus. On pourra consulter http://pciids.sourceforge.net/iii/?i=xxxx pour une référence xxxx:yyyy.
  2. Certains bios affichent les identificateurs vendeur:matériel des différentes cartes. Dans tous les cas, noter attentivement tout ce qui apparaît lors du post (Power On Self Test) et rassembler toute la documentation disponible sur les matériels.
  3. Il est raisonnable de commencer par une installation sous winxx afin de vérifier le bon fonctionnement des matériels (attention aux délais de retour, qui sont très courts, et aux revendeurs qui ne veulent pas entendre parler des OS exotiques). En profiter pour récupérer le fichier system.prn par My_computer/Properties/Print_All -> Imprimante/TexteSeulement, puis batch ad hoc.
  4. Les identificateurs vendeur:matériel sont collectés dans la section pci de la base de registre. Extraire tout cela et le joindre aux résultats de system.prn.
  5. Après coup, on peut retrouver ces informations par la commande
    hwinfo -pci | grep ": PCI" 
    (incorporée dans qyh_docs_hardware)
  6. Plus généralement, la commande /usr/sbin/hwinfo -item donne l'accès aux items :

    all, bios, braille, bridge, camera, cdrom, chipcard, cpu, disk, dvb, floppy,  
    framebuffer, gfxcard, hub, ide, isapnp, isdn, joystick, keyboard, memory,  
    modem, monitor, mouse, netcard, network, partition, pci, printer, reallyall,  
    scanner, scsi, smp, sound, storage-ctrl, sys, tv, usb, usb-ctrl


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2009-09-09