Considérerons une chaîne de cercles, tangents entre eux deux à deux
et tous bitangents à la parabole. Il est tout à fait clair que le
problème de construire un cercle
bitangent à la parabole et de plus tangent à un cercle donné
,
lui-même bitangent à la parabole, comporte deux solutions. Ces deux
solutions se distinguent entre elles par le point de contact choisi
entre les deux cercles : soit
,
soit
.
Nous allons donc considérer des rayons
, certes réels, mais
qui seront choisis positifs ou négatifs de telle sorte que le point
soit le contact avec le cercle précédent
et que le point
soit le contact avec
le cercle suivant dans la chaîne des cercles. On voit aisément que
L'équation de passage d'un cercle au suivant, qui est
,
s'écrit alors
et conduit donc à la progression arithmétique
La figure 2 a été tracée pour
et
.
La partie gauche représente les cinq cercles
pour
, tandis que la partie droite donne un
agrandissement de ce qui se passe au voisinage du sommet. On a donc
les formules
Autrement dit les ordonnées des "sommets" des cercles,
c'est à dire des points
sont en progression
arithmétique, ainsi que les ordonnées des relèvement sur la parabole
des contacts de deux cercles adjacents. Et ces deux progressions s'enchevêtrent
en une seule progression, de raison
.
La progression arithmétique sur les rayons étant de raison
,
il y a donc exactement un rayon et un seul dans l'intervalle
et nous pouvons considérer que le cercle correspondant est le cercle
initial. Cette remarque ne s'applique pas à la chaîne contenant le
cercle surosculateur, qui contient deux exemplaires successifs du
cercle initial.
Le cercle initial n'est pas "visiblement bitangent",
étant soit surosculateur, soit à contacts ayant une ordonnée imaginaire.
On peut donc être tenté de le retirer de la chaîne, d'autant que l'un
des deux contacts est un contact intérieur. Mais cela découpe la chaîne
initiale (indexée par
) en deux sous chaînes apparemment
indépendantes, ce qui ne nous semble pas être un bon choix.