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1.5 Le test du maths

Dans les deux paragraphes précédents, nous avons seulement testé si les estimations obtenues se trouvaient bien dans dans un intervalle de confiance, par exemple dans l'intervalle maths, issu du théorème central limite. Mais nous pouvons mettre en oeuvre un bien meilleur test en comparant effectivement les courbes théoriques et les histogrammes donnés figures 1.4 et 1.5.

Décrivons maintenant le test statistique connu sous le nom de "test du maths". On partitionne l'ensemble des résultats possibles en maths sous ensembles disjoints maths, et l'on considère un ensemble de maths instanciations de la variable maths. On compare alors les scores maths obtenus par les ensembles maths, c'est à dire le nombre de fois où chacun des événements maths s'est produit, avec les espérances de ces scores. Définissons donc maths et posons :

maths

Dans cette formule, l'objectif poursuivi est de faire ressortir les grands écarts (passage aux carrés) tout en relativisant chaque écart par un rapport à la valeur attendue. La loi de probabilité d'une valeur donnée de maths s'appelle "loi du maths". Plus précisément, on peut montrer que, dans les cas où maths, la probabilité pour que maths est assez correctement approchée par la formule :

maths

dans laquelle maths désigne le "nombre de degrés de liberté", c'est à dire, ici, maths puisque les maths quantités maths sont liées par la relation maths. Si l'on reprend l'histogramme de la figure 1.4, on aboutit au tableau :

maths

dans lequel la première ligne donne les limites des classes maths utilisées, la deuxième les scores maths effectivement atteints et la troisième ligne les effectifs théoriques, c'est à dire les maths. On a visiblement maths, et un peu de calcul donne maths. La "loi du maths" donne alors maths comme probabilité de maths : cet histogramme passe le test.

Il en est de même pour les deux histogrammes de la figure 1.5. Pour les moyennes, on obtient le tableau :

maths

Les classes à faibles effectifs ayant été regroupées, le nombre de degrés de liberté est donc maths, conduisant à maths et maths. Pour les variances, on obtient :

maths

conduisant à maths, maths et maths.


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douillet@ensait.fr
2005-01-04