Dans cette section nous allons procéder à un ajustement affine des
données obtenues en sélectionnant les points qui vérifient
.
Rappelons que nous avons choisi de subdiviser l'intervalle
en
parties, donnant lieu, après élimination des couples
tels que
, à
couples
.
Nous avons donc procédé à
répétitions de l'algorithme des
moindres carrés.
Dans tout problème de régression, le calcul de référence consiste
à approximer la variable
par une constante
. L'erreur
quadratique moyenne pour ce modèle est donnée par
.
Il est bien connu que le choix optimal de la constante
est
la moyenne arithmétique
des
, qui est
donc caractérisée par le fait que
.
La valeur correspondante de
, notée usuellement
,
est la variance des
et constitue le point de comparaison
naturel pour toute autre approximation des
.
Procédant à une approximation affine, nous sommes amené à minimiser
en choisissant efficacement
, et cela pour différents
choix de l'intervalle de pertinence
.
Un calcul élémentaire conduit à :
La FIG. 3 donne les courbes de niveau correspondantes
pour le (en haut) et la pente
(en dessous).
Ces courbes concernent les éprouvettes
(à gauche),
(au centre) et
(à droite). On
constate que le présente un maximum plus ou
moins prononcé selon les éprouvettes. Il se situe aux environs (respectivement)
de
, de
et de
. Les valeurs correspondantes
du sont
,
et
.
Dans la deuxième partie du graphe, on constate que
varie
peu pour des intervalles de même centre, et varie plus lorsque l'on
translate un intervalle
de
longueur constante.
En ce qui concerne la première éprouvette, les
estimations
obtenues pour
se situent dans l'intervalle
,
conduisant à une amplitude apparente de
. Mais, bien entendu,
cette amplitude doit être décomposée en une incertitude issue du modèle
(causée par un choix non pertinent de l'intervalle
)
et une incertitude issue des instruments de mesure (causée par les
répercussions des incertitudes portant sur les mesures primaires).
A cet effet, nous allons extraire les
meilleurs parmi ces
couples (c'est à dire que nous en retenons un sur quatre).
On constate que le
ème
par ordre décroissant
est
, et que les
valeurs de
associées
à un
supérieur à
sont contenus dans l'intervalle
, soit une amplitude relative
de l'ordre de
, valeur tout à fait acceptable.
Une visualisation de ces résultats est donnée par la FIG. 4.
La partie gauche représente les couples
obtenus pour la première éprouvette. Les verticales correspondant
aux limites de l'intervalle des
meilleures valeurs pour
tandis que l'horizontale correspondent au
ème meilleur
. La partie droite de la figure rassemble les
points obtenus pour les trois éprouvettes de la série.
Les valeurs correspondantes pour les trois éprouvettes sont regroupées TAB. 1.
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Pour l'éprouvette
, la meilleure approximation affine,
au sens de la maximisation du
, est :
Un contrôle visuel de ce résultat et de son
est fourni
par la FIG. 5, qui trace
en fonction de
. On constate que les points
correspondant à la première éprouvette viennent se répartir dans une
bande horizontale dont la hauteur mesure environ
. Pour
cette éprouvette, on a
. Comme
, on a
et donc
.